Pentecôte, Fête de la Très Sainte Trinité – 19 mai 2013

Pentecôte

Actes 2, 1-11 et Jean 7, 37 – 52 et 8, 12

Au jour de l’Ascension, quand les apôtres eurent
vu Jésus s’élever vers le ciel pour siéger auprès de son
Père ils quittèrent le Mont des Oliviers et retournèrent à
Jérusalem en grande joie. Dans le recueillement et la
prière mais aussi quelque peu dans la crainte des juifs,
ils attendirent la réalisation de la promesse du Seigneur
de  » les revêtir de la force d’en-haut. »

Au jour de la
Pentecôte, ils se trouvaient toujours tous ensemble,
réunis autour de Marie quand, tout à coup,  » vint du ciel
un bruit semblable à celui d’un violent coup de vent qui
remplit la maison où ils se trouvaient … C’était
l’accomplissement de la parole de Jésus. » Tous furent
remplis de l’Esprit Saint, venu sur eux sous forme de
langues de feu. Celui  » qui est partout présent et qui
emplit tout  » était désormais présent non seulement au
coeur des apôtres mais dans le monde.

Mais si
beaucoup l’accueillent et lui ouvrent leur coeur,
nombreux sont aussi ceux qui le refusent ou plus
encore le rejettent. Comme pour Jésus, le Verbe fait
chair, il est possible de dire en parlant de l’Esprit Saint :
 » il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas
reçu. » Et pourtant, si nous écoutons Saint Sérafim de
Sarov, il nous enseigne que le but de notre vie de
baptisé, c’est l’acquisition de l’Esprit Saint qui, selon la
promesse de Jésus, fait en nous toutes choses
nouvelles. Et Saint Paul lui-même nous apprend que
ses fruits sont multiples dont le premier d’entre eux est
la charité.

Oui, la charité sans laquelle nous sommes
semblables à des cymbales retentissantes, nous agitant
et faisant beaucoup de bruit ! Seul l’Esprit Saint nous
apprend à nous renoncer et à aimer. A aimer jusqu’ à
donner notre vie pour ceux qu’on aime ; à aimer
jusqu’au témoignage suprême, celui du martyre,
comme tant de nos frères d’hier et d’aujourd’hui.
Voilà pourquoi Jésus invite les foules – trop
souvent semblables à des brebis sans berger – à venir
à lui pour étancher leur soif d’absolu. Voilà pourquoi il
lance à pleine voix :  » Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à
moi et qu’il boive … de son sein couleront des sources
d’eau vive ! … Il s’agit, comme le précise Saint Jean de
l’Esprit Saint donné aux apôtres en ce jour de
Pentecôte et transmis par eux aux disciples de toutes
les générations, par l’imposition des mains. Esprit Saint,
dont nous devons intensifier la présence et fortifier
l’action dans nos âmes par la prière et l’abandon à sa
puissance créatrice et novatrice.

Si comme Marie,
l’humble servante du Seigneur, nous l’implorons avec
humilité et totale confiance, il accomplira en nous et par
nous des merveilles pour que Jésus soit  » la lumière du
monde et étende le règne de son Père « . Oui, viens
Esprit Saint et sauve nos âmes, Toi qui es bonté !