7ème dimanche de Pâques – 12 mai 2013

Dimanche des Saints Pères du Premier Concile Oecuménique

Jean 17, 1 – 13

Nous sommes au Cénacle, au soir du Grand
Jeudi. Jésus, après avoir lavé les pieds des
Douze, puis rompu le pain et béni la coupe en
leur disant « Prenez et mangez, ceci est mon
corps … Prenez et buvez, ceci est mon sang  » …
Jésus adresse une ultime prière à son Père, lui
rendant grâce pour la mission qu’il a accomplie
en son nom et qui maintenant s’achève puis il lui
confie apôtres et disciples afin qu’ Il veille sur eux
de façon qu’ aucun ne soit perdu mais que tous
soient sauvés selon la volonté de lui-même, son
Père bien aimé. En effet tous ont gardé sa parole,
sauf le fils de perdition, Judas qui s’apprête à le
livrer pour trente pièces d’argent ! Jésus se réjouit
que les disciples aient reçu sa Parole avec foi et
qu’ils aient reconnu qu’il était le Fils de Dieu,
l’Envoyé de Dieu, son Père venu dans le monde
pour le sauver. Voilà sa gloire et la source de sa
joie, qu’ils aient accueilli son enseignement et
qu’ils y aient adhéré de toute leur intelligence et
de tout leur coeur !

Mais Jésus sait qu’ils sont des êtres fragiles et
même de pauvres pécheurs. Aussi les confie-t-il à
Son Père pour qu’Il veille sur eux, les fortifie et les
protège. Et non seulement sur eux, Ses
compagnons d’aujourd’hui qui ont cheminé avec
lui ces dernières années, vivant à ses côtés,
écoutant son enseignement et contemplant sa
miséricorde pour les pécheurs et sa compassion
pour les malades et les infirmes, mais aussi pour
la foule immense de ceux qui, au long des
siècles, viendront après eux.

Jésus connait la fragilité du coeur humain et
la difficulté de vivre une vraie et durable charité.
Aussi, dans cette ultime et puissante prière,
demande-t-il instamment à son Père que toujours
les disciples conservent le souci de l’unité,
précisant même « qu’ils soient UN comme nous ! »
En ces jours de préparation de la Pentecôte,
implorons l’Esprit Saint afin qu’il réalise en nous la
supplication de Jésus : que sans cesse nous
oeuvrions pour l’unité du corps du Christ. Alors
seulement, nous aurons en nous-mêmes Sa joie
en plénitude.