Message du recteur (jeudi 9 avril)

Grand et Saint Jeudi

A 16 h : nous célébrons les vêpres et la liturgie de St Basile (portes closes) en commémorant le lavement des pieds et l’institution de la sainte Eucharistie.

Prières initiales

Leader : Par les prières de nos saints Pères, Seigneur Jésus Christ, notre Dieu, aie pitié de nous.

Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi.
Roi du ciel, Consolateur, Esprit de vérité,
toi qui es partout présent et qui remplis tout,
Trésor de biens et Donateur de vie,
viens et demeure en nous, purifie-nous
de toute souillure et sauve nos âmes, toi qui es bonté.

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous. (3 fois)
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit,
maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.Très sainte Trinité, aie pitié de nous.
Seigneur, remets nos péchés.
Maître, pardonne-nous nos iniquités.
Saint, visite-nous et guéris nos infirmités, à cause de ton Nom.

Kyrie eleison. (3 fois) Gloire au Père…

Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé,
et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal.

Kyrie eleison. (12 fois) Gloire au Père… Et maintenant…

Venez, adorons, prosternons-nous devant Dieu, notre Roi.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ, notre Roi et notre Dieu.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ lui-même, notre Roi et notre Dieu.

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
Seigneur mon Dieu, tu as été grandement magnifié ;
tu t’es revêtu de louange et de splendeur.
Tu t’es enveloppé de lumière comme d’un manteau,
tu as déployé le ciel comme une tente.
Il a couvert ses chambres hautes avec les eaux,
lui qui fait des nuées son char,
lui qui s’avance sur les ailes des vents ;
lui qui fait de ses anges des esprits
et de ses serviteurs des flammes de feu :
lui qui a fondé la terre sur ses bases,
et jamais elle ne sera ébranlée.
L’abîme l’enveloppait comme un vêtement,
les eaux se dressaient au-dessus des montagnes ;
à ta menace, elles prennent la fuite,
à la voix de ton tonnerre, elles sont saisies d’épouvante.
Les montagnes s’élèvent et les plaines s’abaissent,
au lieu que tu leur as fixé.
Tu as posé une limite que les eaux ne franchiront pas,
pour qu’elles ne reviennent plus couvrir la terre.
Tu as envoyé les sources dans les ravins,
entre les montagnes, les eaux se fraient un passage ;
elles abreuvent toutes les bêtes des champs,
les onagres y étanchent leur soif.
Au-dessus d’elles, les oiseaux du ciel établissent leur demeure,
du milieu des rochers ils font entendre leur voix.
De ses chambres hautes, il abreuve les montagnes.
La terre est rassasiée du fruit de tes œuvres.
Tu fais pousser l’herbe pour le bétail,
et les plantes pour le service de l’homme,
pour qu’il tire le pain de la terre,
et le vin qui réjouit le cœur de l’homme,
pour qu’il tire le pain de la terre,
et le vin qui réjouit le cœur de l’homme,
pour que l’huile fasse resplendir son visage,
et que le pain fortifie le cœur de l’homme.
Les arbres de la campagne sont rassasiés,
les cèdres du Liban que tu as plantés ;
les passereaux y font leur nid,
la demeure du héron les domine.
Aux cerfs appartiennent les hautes montagnes,
les rochers sont le refuge des lièvres.
Il a fait la lune pour marquer les temps,
le soleil connaît l’heure de son coucher.
Tu pose la ténèbre, et c’est la nuit ;
alors toutes les bêtes de la forêt se mettent en mouvement,
les lionceaux qui rugissent après leur proie,
et réclament à Dieu leur nourriture.
Le soleil se lève, et ils se rassemblent,
ils vont à leur repaire se coucher.
L’homme sort pour son travail,
pour sa besogne jusqu’au soir.
Que tes œuvres sont admirables, Seigneur,
tu as fait toutes choses dans ta Sagesse ;
la terre est remplie de tes créatures.
Voici la mer, vaste et spacieuse ;
là vivent des reptiles sans nombre,
des animaux petits et grands ;
là circulent des navires,
et ce dragon, que tu forma pour qu’on s’en rie.
Tous attendent de toi
que tu leur donnes la nourriture en son temps.
Tu la leur donneras, et ils la recueilleront ;
tu ouvriras la main, et tous seront comblés par ta bonté.
Mais quand tu détourneras ta face, le trouble les saisira ;
tu retireras leur esprit, et ils disparaîtront,
et ils retourneront à leur poussière.
Tu enverras ton Esprit, et ils seront créés,
et tu renouvelleras la face de la terre.
Que la gloire du Seigneur demeure éternellement !
Le Seigneur se réjouira dans ses œuvres.
Lui qui regarde vers la terre, et la fait trembler,
lui qui touche les montagnes, et elles fument.
Je chanterai au Seigneur en ma vie,
je jouerai des psaumes pour mon Dieu tant que je serai.
Que mes pensées lui soient agréables ;
moi, je trouverai mes délices dans le Seigneur.
Que les pécheurs disparaissent de la terre,
comme les impies, afin qu’ils ne soient plus.
Bénis le Seigneur, ô mon âme.

Gloire au Père… Maintenant…
Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu. (3 fois)

LUCERNAIRE

Seigneur, je crie vers toi, exauce-moi.
(R) Exauce-moi, Seigneur.
Seigneur, je crie vers toi, exauce-moi ;
entends la voix de ma supplication quand je crie vers toi.
(R) Exauce-moi, Seigneur.
Que ma prière s’élève comme l’encens devant toi,
et l’élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral.
(R) Exauce-moi, Seigneur

Place, Seigneur, une garde à ma bouche,
et une porte fortifiée à mes lèvres.
N’incline pas mon cœur vers des paroles perverses,
pour chercher des excuses à mes péchés ;
aux hommes qui commettent l’iniquité,
et aux chefs de leur choix, je ne me joindrai pas.
Que le juste me reprenne avec miséricorde et me corrige,
mais que l’huile du pécheur ne se répande pas sur ma tête ;
sans cesse à leurs désirs j’oppose ma prière.
Leurs juges ont été précipités contre la pierre ;
ils écouteront mes paroles, car elles sont douces.
Comme une motte éclatée sur le sol,
ainsi leurs os ont été dispersés auprès des enfers.
Vers toi, Seigneur, Seigneur, se tournent mes yeux,
en toi j’ai mis mon espérance, n’enlève pas mon âme.
Garde-moi du piège qu’ils m’ont tendu,
et des embûches de ceux qui commettent l’iniquité.
Les pécheurs tomberont dans leur filet ;
pour moi, je demeure solitaire jusqu’à ce que je passe.

De ma voix, j’ai crié vers le Seigneur,
de ma voix, j’ai supplié le Seigneur.
Je répandrai ma prière en sa présence,
devant lui j’exposerai ma tribulation,
lorsqu’en moi mon esprit défaille ;
toi, tu connais mes sentiers.
Dans la voie où je marche,
ils m’ont caché un piège.
Je cherche à ma droite et je regarde,
et il n’est personne qui me connaisse.
Nulle part, je ne peux fuit,
et personne ne cherche à sauver mon âme.
J’ai crié vers toi, Seigneur,
j’ai dit : Tu es mon espérance,
ma part dans la terre des vivants.
Sois attentif à ma prière,
car je suis humilié à l’excès ;
délivre-moi de ceux qui me donnent la chasse,
car ils sont plus forts que moi.

Fais sortir de prison mon âme,
pour que je confesse ton Nom.

Les justes sont dans l’attente à mon sujet,
jusqu’à ce que tu m’accordes ma récompense.

Des profondeurs j’ai crié vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute ma voix.

Que tes oreilles soient attentives
à la voix de ma supplication.

Si tu regardes les iniquités, Seigneur,
Seigneur, qui pourra tenir ?
Mais auprès de toi se trouve le pardon.

A cause de ton Nom, je t’ai attendu, Seigneur,
mon âme a attendu ta parole,
mon âme a mis son espérance dans le Seigneur.

Depuis la garde du matin jusqu’à la nuit,
depuis la garde du matin, qu’Israël espère dans le Seigneur. 

Ton 2 : L’assemblée des Juifs se réunit, pour livrer à Pilate le Créateur de l’univers, Ô les iniques, ô les infidèles, ils mettent en jugement Celui qui vient juger les vivants et les morts, Ils préparent la Passion de Celui qui guérit les passions, Seigneur patient, grand est ton amour. Gloire à Toi.

Car auprès du Seigneur est la miséricorde,
et auprès de lui, une abondante rédemption.

Judas l’impie qui pendant la Cène, Seigneur avait mis avec Toi sa main dans le plat, a tendu les mains en son iniquité pour recevoir de l’argent, Lui qui comptait le prix de la myrrhe, ne craignit pas de Te vendre, l’Inestimable, Lui qui avait donné ses pieds à laver, il embrassa le Maître dans sa ruse pour Le livrer aux iniques, Rejeté du chœur des Apôtres, il jeta les trente pièces d’argent, Et il ne vit pas ta Résurrection le troisième jour, Par elle, aie pitié de nous.

C’est lui qui rachètera Israël,
de toutes ses iniquités. 

Judas le traître, le Menteur _ dans sa ruse par un baiser livra le Sauveur, le Seigneur, Comme un esclave, il vendit aux iniques le Maître de l’univers, Et comme une brebis pour l’immolation le suivit l’Agneau de Dieu, le Fils du Père, en son grand amour.

Louez le Seigneur toutes les nations,
célébrez-le vous tous les peuples ! 

Judas le serviteur et le menteur, le disciple et le malin, l’ami et le diable, s’est révélé par ses œuvres, Il suivait le Maître et méditait la trahison, Il se disait en lui même, Je Le livrerai, Et j’aurai pour moi l’argent rassemblé, Il cherchait à vendre la myrrhe et à prendre Jésus dans sa ruse, Il donna le baiser, il livra le Christ, Et comme une brebis pour l’immolation, le suivit le seul Miséricordieux qui aime l’homme.

Car puissante a été sa miséricorde envers nous,
et la vérité du Seigneur demeure dans les siècles. 

L’Agneau qu’annonçait Isaïe vient de Lui même à l’immolation, Il donne aux coups son dos et aux gifles ses joues, Il ne détourne pas son visage de la honte des crachats, Il se laisse condamner à une mort infamante, Lui qui est hors du péché accepte tout, pour donner à tous la Résurrection des morts.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Judas est vraiment de cette engeance de vipères, de ceux qui mangèrent la manne dans le désert, Et murmurèrent contre Celui qui les nourrissait, La nourriture était encore dans leur bouche, et les ingrats parlaient contre Dieu, Et lui l’impie portait à sa bouche le pain céleste et se préparait à trahir le Sauveur, Ô la pensée insatiable et l’audace inhumaine, Il vendait Celui qui le nourrissait. Il livrait à la mort le Maître qu’il embrassait, L’inique était bien leur fils. Il hérita avec eux de la perdition, Délivre d’une telle inhumanité nos âmes, Seigneur incomparable en ta patience.

HYMNE DU SOIR

Lumière joyeuse de la sainte gloire du Père immortel,
céleste, saint, bienheureux, ô Jésus Christ.
Parvenus au coucher du soleil,
contemplant la lumière vespérale,
chantons le Père et le Fils et le Saint-Esprit, Dieu.
Tu es digne dans tous les temps
d’être célébré par les voix saintes, ô Fils de Dieu,
Auteur de vie, aussi le monde te glorifie.

 

Prokimenon Ton 1

Délivre moi, Seigneur, de l’homme de malice.
V. Ils méditent l’injustice dans leur cœur.

Lecture de l’Exode (19, 10-19)

Le Seigneur dit à Moise: Va vers le peuple. Sanctifie-le aujourd’hui et demain. Qu’ils lavent leurs vêtements. Qu’ils soient prêts pour le troisième jour. Car le troisième jour, le Seigneur descendra aux yeux de tout le peuple sur la montagne du Sinaï. Tu fixeras au peuple des limites tout autour et tu diras: Gardez-vous de gravir la montagne et d’en toucher le bord. Quiconque touchera la montagne sera mis à mort. On ne portera pas la main sur lui. On le lapidera. On le percera de flèches. Bête ou homme, il ne vivra pas. Mais quand sonnera la trompette, ils graviront la montagne. Moïse descendit de la montagne vers le peuple. Il sanctifia le peuple. Et ils lavèrent leurs vêtements. Et il dit au peuple: Soyez prêts pour le troisième jour. N’approchez pas la femme. Le troisième jour à l’aube, il y eut des tonnerres, des éclairs et une grande nuée sur la montagne. La trompette sonna. Et tout le peuple qui était dans le camp eut peur. Moïse fit sortir le peuple du camp, à la rencontre de Dieu. Et ils demeurèrent au bas de la montagne. La montagne du Sinaï était entourée de fumée. Car le Seigneur y était descendu au milieu du feu. La fumée s’élevait comme la fumée d’une fournaise. Et toute la montagne tremblait. Alors la trompette sonna de plus en plus fort. Moïse parlait et Dieu lui répondait dans le tonnerre.

Prokimenon Ton 7

Dieu, délivre moi de mes ennemis, protège moi de ceux qui se lèvent contre moi.
V. Délivre moi de ceux qui font l’injustice…

Lecture de Job (38, 1-21. 42, 1-5)

Le Seigneur répondit à Job du milieu de la tempête. Il dit: Qui est celui qui Me voile son dessein, qui garde ses paroles dans son cœur, et pense Me les cacher? Ceins tes reins comme un homme. Je t’interrogerai, et tu M’instruiras. Où étais tu, quand Je fondai la terre? Dis le, si tu as l’intelligence. Qui en a fixé les mesures? Le sais tu? Qui a tendu sur elle le cordeau? Sur quoi reposent ses socles? Qui a posé la pierre angulaire, quand chantaient de joie les étoiles du matin et exultaient tous les fils de Dieu? Qui a fermé la mer avec des portes, quand elle sortit du sein maternel, quand Je fis de la nuée son vêtement et des brumes son voile, quand le lui imposai des bornes, quand Je lui mis des verrous et des portes, quand Je lui dis: Tu viendras jusqu’ici, tu n’iras pas plus loin, ici s’arrêtera le soulèvement de tes flots? Depuis que tu existes, as tu commandé au matin? As tu montré son lieu à l’aurore, pour qu’elle saisisse les ailes de la terre, et qu’elle en secoue les méchants? Est-ce toi qui as pris l’argile, qui as formé un vivant, qui l’a mis sur la terre et l’a fait parler? Est-ce toi qui as enlevé aux méchants la lumière, qui as brisé le bras des orgueilleux?Es tu allé jusqu’aux sources de la mer? As tu marché sur le fond de l’abîme?As tu découvert les portes de la mort? As tu vu où commence l’ombre de la mort?As tu embrassé l’étendue de la terre? Parle, si tu sais tout cela. Où est le chemin qui mène à la demeure de la lumière? Et les ténèbres, où est leur lieu?Peux tu les conduire à leur frontière, Connais tu les voies qui mènent à leur maison? Le sais tu? Etais tu né alors? Le nombre de tes jours est il si grand? Job répondit au Seigneur. Il dit: Je sais que Tu peux tout, que rien ne T’est impossible. Qui est celui qui Te voile son dessein, qui se garde de parler et qui se cache de Toi? Qui me dira ce que j’ignore, les grandes merveilles que je ne sais pas? Ecoute moi, Seigneur, et je parlerai. Je T’interrogerai aussi, et Tu m’instruiras. Mon oreille avait entendu parler de Toi. Mais maintenant mon œil T’a vu.

Lecture de la Prophétie d’Isaïe (50, 4-11)

Le Seigneur me donnera la langue des disciples, afin que je soutienne par la parole ceux qui sont épuisés. Il éveillera, dans les matins, Il éveillera mon oreille, pour que j’écoute comme les disciples. Le Seigneur ouvrira mon oreille. Je ne me suis pas opposé. Je n’ai pas reculé. J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient et mes joues à ceux qui me déchiraient. Je n’ai pas dérobé mon visage aux outrages et aux crachats. Le Seigneur me secourra. Et je n’ai pas été troublé. J’ai fait de ma face un caillou. Je sais que je ne serai pas confondu. Celui qui me justifiera est proche. Qui disputera contre moi? Comparaissons ensemble. Qui me jugera? Qu’il s’avance vers moi. Voici, le Seigneur me secourra. Qui me condamnera? Voici, ils s’useront comme un vêtement. La teigne les dévorera. Celui qui parmi vous craint le Seigneur, qu’il écoute la voix de son serviteur. Celui qui marche dans les ténèbres et n’a pas la lumière, qu’il se confie dans le nom du Seigneur et se repose en son Dieu. Voici, vous tous qui allumez le feu et vous entourez de flammes, allez dans le brasier de votre feu et dans les flammes de votre incendie. C’est par ma main que vous arriveront ces choses. Vous vous coucherez dans la douleur.

Prokimenon Ton 7

Les princes se sont assemblés, contre le Seigneur et contre son Christ.
V. Pourquoi s’agitent les nations? Pourquoi les peuples méditent-ils la vanité?

 

Lecture de la Première Epître de saint Paul aux Corinthiens (11, 23-32)

Frères, j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis. Le Seigneur Jésus, dans la nuit où Il fut livré, prit du pain, rendit grâce, le rompit et dit: Prenez, mangez, ceci est mon Corps, qui est rompu pour vous. Faites ceci en mémoire de Moi. De même, après le repas, Il prit la coupe et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon Sang. Toutes les fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de Moi. Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’Il vienne. C’est pourquoi celui qui mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement, aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve lui-même. Et qu’alors il mange le pain et boive la coupe. Car celui qui mange et boit sans discerner le Corps du Seigneur, mange et boit sa condamnation. C’est pourquoi il y a parmi vous nombre de malades et d’infirmes, et plusieurs sont morts. Si nous nous discernions nous mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin de n’être pas condamnés avec le monde.

Alleluia Ton 6

Bienheureux celui qui a le souci du pauvre et de l’indigent. Au jour du malheur le Seigneur le délivrera.
V. Mes ennemis médisent de moi. Quand mourra-t-il? Quand périra son nom? V. Celui qui mange mon pain a levé le talon contre moi.

Saint Evangile selon Matthieu (26, 1, 27, 2)

01 Lorsque Jésus eut terminé tout ce discours, il s’adressa à ses disciples :

02 « Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours, et que le Fils de l’homme va être livré pour être crucifié. »

03 Alors les grands prêtres et les anciens du peuple se réunirent dans le palais du grand prêtre, qui s’appelait Caïphe ;

04 ils tinrent conseil pour arrêter Jésus par ruse et le faire mourir.

05 Mais ils se disaient : « Pas en pleine fête, afin qu’il n’y ait pas de troubles dans le peuple. »

06 Comme Jésus se trouvait à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux,

07 une femme s’approcha, portant un flacon d’albâtre contenant un parfum de grand prix. Elle le versa sur la tête de Jésus, qui était à table.

08 Voyant cela, les disciples s’indignèrent en disant : « À quoi bon ce gaspillage ?

09 On aurait pu, en effet, vendre ce parfum pour beaucoup d’argent, que l’on aurait donné à des pauvres. »

10 Jésus s’en aperçut et leur dit : « Pourquoi tourmenter cette femme ? Il est beau, le geste qu’elle a fait à mon égard.

11 Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours.

12 Si elle a fait cela, si elle a versé ce parfum sur mon corps, c’est en vue de mon ensevelissement.

13 Amen, je vous le dis : partout où cet Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera aussi, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »

14 Alors, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres

15 et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent.

16 Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

17 Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »

18 Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »

19 Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.

20 Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.

21 Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »

22 Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? »

23 Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer.

24 Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »

25 Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »

26 Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit : « Prenez, mangez : ceci est mon corps. »

27 Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous,

28 car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés.

29 Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. »

30 Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

31 Alors Jésus leur dit : « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées.

32 Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. »

33 Prenant la parole, Pierre lui dit : « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. »

34 Jésus lui répondit : « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. »

35 Pierre lui dit : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous les disciples dirent de même.

36 Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. »

37 Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse.

38 Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. »

39 Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »

40 Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ?

41 Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »

42 De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »

43 Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil.

44 Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles.

45 Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.

46 Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »

47 Jésus parlait encore, lorsque Judas, l’un des Douze, arriva, et avec lui une grande foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple.

48 Celui qui le livrait leur avait donné un signe : « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le. »

49 Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit : « Salut, Rabbi ! » Et il l’embrassa.

50 Jésus lui dit : « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! » Alors ils s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent.

51 L’un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui trancha l’oreille.

52 Alors Jésus lui dit : « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée.

53 Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges.

54 Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? »

55 À ce moment-là, Jésus dit aux foules : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. »

56 Mais tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent.

57 Ceux qui avaient arrêté Jésus l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens.

58 Quant à Pierre, il le suivait à distance, jusqu’au palais du grand prêtre ; il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait.

59 Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort.

60 Ils n’en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés. Finalement il s’en présenta deux,

61 qui déclarèrent : « Celui-là a dit : “Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.” »

62 Alors le grand prêtre se leva et lui dit : « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »

63 Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit : « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. »

64 Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. »

65 Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème !

66 Quel est votre avis ? » Ils répondirent : « Il mérite la mort. »

67 Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent ; d’autres le rouèrent de coups

68 en disant : « Fais-nous le prophète, ô Christ ! Qui t’a frappé ? »

69 Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! »

70 Mais il le nia devant tout le monde et dit : « Je ne sais pas de quoi tu parles. »

71 Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. »

72 De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment : « Je ne connais pas cet homme. »

73 Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent et dirent à Pierre : « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. »

74 Alors, il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme. » Et aussitôt un coq chanta.

75 Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement.

01 Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mettre à mort.

02 Après l’avoir ligoté, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur.

Suite de la divine liturgie de saint Basile.

Au lieu du chant des Chérubins, du chant de communion et de « Nous avons vu la vraie lumière. . . « :

Tropaire Ton 6 :

A ta Cène mystique, Fils de Dieu, aujourd’hui reçois moi, Je ne dirai pas ton mystère à tes ennemis, Je ne Te donnerai pas le baiser de Judas – Mais comme le larron, je Te confesse – Souviens-Toi de moi, Seigneur, quand Tu viendras dans ton Royaume.

Pour finir : Par les prières de nos saints Pères, Seigneur Jésus Christ, notre Dieu, aie pitié de nous.

A ce soir pour les Douze Evangiles !

P.Emmanuel