4ème dimanche de Pâques – 21 avril 2013

Dimanche du Paralytique

Jean 5, 1 – 15

Il y avait là un homme qui était infirme depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant étendu et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps déjà, lui dit : »Veux-tu guérir ? »

A Jérusalem, la réputation de la piscine miraculeuse des Brebis n’est plus à promouvoir ! Aussi est-ce une foule de malades et d’infirmes de toutes sortes qui y séjournent dans l’espoir d’une guérison. Mais il faut avoir une certaine mobilité pour se jeter le premier dans l’eau lorsque celle-ci bouillonne, agitée par un ange. Aussi cet homme, infirme depuis trente-huit ans et présent en ce lieu depuis de longues années n’a guère de chances de bénéficier de ce miracle. Or Jésus passe par là et lui pose cette question étonnante :  » Veux-tu guérir ?  » Puis, suite à la réponse attristée et quelque peu désespérée de l’infirme, il ajoute : « Lève-toi, prends ton grabat et marche. » Plus tard, le rencontrant à nouveau, Jésus lui précisera :  » Te voilà guéri, ne pèche plus désormais : il « arriverait pis encore. » Jésus, sensible aux souffrances des hommes, souligne ainsi l’essentiel de sa mission : le salut de chacun d’entre nous et le pardon des péchés qui nous coupent de l’amour de son Père. Ce pardon, fruit de la douloureuse passion, de la mort sur la croix et de la résurrection de Jésus est la source de notre réconciliation avec son Père et de notre adoption comme ses enfants bien aimés.

Certes Jésus est sensible à toute détresse humaine : maladies, infirmités, misères diverses, faim, dénuement … et nous invite à tout faire pour y remédier en nous donnant l’exemple d’une extrême compassion, mais il l’est d’une manière toute différente au mal suprême qu’est le péché.
Voilà pourquoi il affirme avec force  » qu’il est venu pour les pécheurs et non pour les justes et que ce sont les malades qui ont besoin du médecin et non les bien-portants « . Et il confirmera qu’il y a plus de joie au ciel pour un pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Paroles déroutantes, voire choquantes pour nous qui avons souvent perdu le sens du péché ! Les événements que nous vivons depuis quelques semaines n’en sont-ils pas une preuve certaine ? La mort de Jésus sur la Croix, ce n’est pas du cinéma !
L’eau qui alimente la piscine des Brebis guérit les corps malades ou infirmes, mais l’eau qui s’écoule du coeur transpercé de l’Agneau de Dieu jaillit en source d’eau vive, don de son amour miséricordieux, et qui remet debout les pécheurs que nous sommes. Voilà pourquoi depuis la nuit de Pâques nous chantons avec allégresse : « Le Christ est ressuscité des morts … »

AMIN !