25 novembre 2012

Dimanche de la 10ème semaine après la Croix

Luc 18, 18 – 27

Il cherche avec sérieux le chemin de la sainteté cet homme qui s’approche de Jésus pour l’interroger! Il est généreux et s’efforce de respecter et d’accomplir la Loi en ses moindres commandements. Il est à la recherche de l’absolu. L’évangéliste Marc note dans son récit que « Jésus posa son regard sur lui et l’aima. » Voilà pourquoi il lui propose une voie de perfection : « Vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres … puis viens et suis-moi. »
Mais pour ce jeune homme, cette proposition de Jésus est trop difficile à envisager car, nous précise Saint Luc, « il était fort riche. » Et cette incapacité de renoncer à ses biens le rend fort triste. Il en est sans doute de même pour Jésus qui voit s’éloigner une âme d’élite ! Cependant il respecte ce choix. La première marque de l’amour n’est-elle pas de laisser libre l’être aimé ? Dieu lui-même en a fait la terrible expérience en créant l’homme ! Le prix à payer de ce don de la liberté ne s’exprime–il pas par la mort sur la croix de son Fils bien aimé !
Une nouvelle fois Jésus nous met en garde sur notre attachement à nos biens, et ceux-ci ne sont pas que matériels. Pour suivre Jésus , pour accéder au Royaume, il nous faut nos vider de nous-mêmes, nous renoncer … savoir attendre tout de lui. Ce n’est pas sans raison que le Sermon sur la montagne, indiquant aux disciples le chemin du bonheur, commence ainsi : « Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, le Royaume des cieux est à eux ! » Pour Jésus, le plus grand obstacle pour parvenir au Royaume, c’est l’attachement à nos biens. Si l’expression de cette difficulté est imagée – il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’ à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu – cette image est terrifiante pour nous et nous pouvons nous demander comme les auditeurs du Seigneur : « Mais alors qui peut être sauvé ? » Heureusement que la réponse ne peut que nous rassurer: « ce qui est impossible à l’homme, est possible pour Dieu. »
C’est un appel définitif à la confiance en Dieu, en la puissance de son amour paternel pour ses enfants, en son immense et incompréhensible miséricorde ! Attendre tout de notre Dieu « qui est bon et qui aime les hommes », tout de lui en s’adressant à lui comme Jésus nous l’a appris : Notre Père ou plutôt avec les mots mêmes de Jésus « Abba », notre petit papa chéri.
AMIN !