11 novembre 2012

Dimanche de la 8ème semaine après la Croix

Luc 10, 25 – 37

« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho …  » Ainsi commence cette parabole que Jésus nous propose en ce jour. Il veut ainsi montrer qui est son prochain à un légiste qui le lui demande. Ce pauvre homme a été attaqué par des brigands qui l’ont roué de coups avant de le dévaliser. Tout meurtri, il git sur le bord du chemin ! Indifférents, un prêtre puis un lévite passent à côté de lui et poursuivent leur chemin sans lui prêter attention ni lui porter secours. C’est un samaritain, un homme de ce peuple détesté et méprisé par les juifs, qui le voit et s’arrête. Pris de compassion, il soigne le blessé puis le confie à un aubergiste du voisinage en assumant tous les frais. Et Jésus achève son histoire en posant au légiste cette question :  « lequel de ces trois, à ton avis, s’est montré le prochain de l’homme tombé aux mains des brigands ? »
Le légiste est embarrassé pour répondre car ce n’est pas un juif mais quelqu’un dont il ne veut pas prononcer le nom, alors il s’exprime par une périphrase : « celui qui a exercé la miséricorde ».
Jésus donne donc en modèle un étranger, un renégat car c’est lui qui s’est montré fidèle à Dieu en manifestant concrètement sa compassion envers celui qui était démuni, souffrant. Ce samaritain s’est donc montré le frère de ce malheureux. Il est digne de respect car c’est lui qui a respecté la Loi, cette loi que Jésus a rappelé au légiste au début de leur entretien : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit et ton prochain comme toi-même. »
Ainsi cela devient clair : le prochain c’est celui que le Seigneur place sur ma route, quel qu’il soit. Il m’appartient donc de faire de quiconque le Seigneur met sur mon chemin, mon prochain, de l’aimer comme moi-même ou plutôt comme le Seigneur l’aime.
Jésus pose aussi à chacun de nous cette question :  « pour toi, qui est ton samaritain ? Quel est celui que tu as du mal à aimer, celui que tu rejettes facilement, celui qui t’a blessé et auquel tu pardonnes difficilement, celui auquel tu dois proposer la réconciliation ? »
Voilà la voie que l’Évangile nous invita à suivre ! Seul l’amour que nous porte Jésus nous permet de nous y engager.
AMIN !