Chers amis,

La première semaine du grand Jeûne s’achève sur la fête du Triomphe de l’Orthodoxie, qui commémore le 2e concile œcuménique de Nicée, qui proclama en 787 la légitimité du culte des icônes, le concile de 843 qui en célébra le rétablissement effectif, ainsi que d’autres conciles.

L’enjeu n’est autre que la proclamation de l’Incarnation réelle dans la chair du Verbe éternel de Dieu, et la réalité de notre salut. En Jésus de Nazareth, Dieu nous assume à tout jamais puisque « rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ » (Rom 8,35 ss) !

Comme toujours, je servirai la liturgie avec vous et pour vous ainsi que pour tous ceux que vous avez à l’esprit.

 

Prenez un moment calme pour vous mettre en présence de Dieu et l’accueillir. Allumez un luminaire devant vos icônes. Utilisez librement les textes ci-dessous.

 

Par les prières de nos saints pères, Seigneur Jésus Christ notre Dieu, aie pitié de nous.

 

Ce soir : Lucernaire, t. 6

Seigneur que l’univers ne peut contenir, * avant l’aurore des temps * tu es né du Père immatériel, incorporel, * et sous l’action de l’Esprit * les Prophètes annoncèrent ta venue * comme un enfant qui prendrait chair d’une Vierge immaculée * pour converser avec les hommes et se laisser voir des mortels. * Ô Seigneur compatissant, * rends-nous dignes de ta clarté, * nous qui célébrons ton ineffable et sainte Résurrection.

Les Prophètes inspirés, * par la parole t’annonçant * et par leurs œuvres te servant, * ont mérité l’éternelle vie ; * ne voulant servir la création * contre toi, Dieu créateur, * ils ont dédaigné le monde pour t’annoncer * et se sont conformés à ta Passion, * dont ils avaient reçu la prophétique vision. * Par leurs prières, donne-nous d’accomplir en toute pureté * le cours de ce Carême, Seigneur compatissant.

Toi qui par nature divine n’as pas de fin, * en ces derniers temps, Seigneur, tu as daigné * connaître les limites de la chair * et de la nature humaine tu assumas, * par ton incarnation, tous les aspects ; * aussi, l’image de ta ressemblance, nous l’inscrivons * pour la vénérer dignement * et nous élever jusqu’à ton amour, * où nous puisons la grâce du salut, * suivant la sainte tradition de tes Apôtres divins.

C’est une parure de grand prix * que l’Église du Christ * a reçu dans les saintes Icônes du Sauveur, * de la Mère de Dieu et de tous les Saints ; * en les exposant hautement, * elle brille de splendeur et d’éclat, * tout en repoussant les hérésies, * et dans l’allégresse elle glorifie * le Dieu qui par amour pour nous * a daigné souffrir librement sa Passion.

Gloire au Père, t. 2

La grâce de la vérité a resplendi : * ce qui jadis était obscurément préfiguré * maintenant s’accomplit au grand jour, * voici que l’Église revêt comme un céleste ornement * l’Image corporelle du Christ, * que la tente du témoignage avait préfigurée ; * elle maintient la vraie foi, * afin que nous ayons l’image sans défaut * de celui que nous vénérons. * Honte sur ceux qui pensent autrement, * car nous nous glorifions en l’image du Verbe incarné, * que nous adorons sans la déifier. * Vénérons-la, fidèles, et chantons : * Ô Dieu, sauve ton peuple et bénis ton héritage.

Maintenant…

Tu es le temple et la porte, le palais et le thrône du roi,
ô Vierge toute vénérable !
Par toi le Christ et Seigneur, mon libérateur, s’est manifesté à ceux qui dormaient dans les ténèbres,
Soleil de justice, il voulait illuminer ceux qu’il avait formés à son image
de ses propres mains.
Aussi, ô toute digne de louange,
toi qui possèdes auprès de lui l’assurance d’une mère,
prie-le sans relâche de sauver nos âmes.

 

Lumière joyeuse de la sainte gloire du Père immortel,
céleste, saint, bienheureux, ô Jésus Christ.
Parvenus au coucher du soleil,
contemplant la lumière vespérale,
nous chantons le Père, le Fils et le Saint-Esprit, Dieu.
Tu es digne dans tous les temps
d’être célébré par les voix pures, ô Fils de Dieu,
qui donnes la vie, aussi l’univers te glorifie.

 

Réjouissez-vous, Prophètes vénérés * qui avez si bien disposé la Loi de Dieu * et fûtes les colonnes inébranlables de la foi ; * vous êtes aussi les médiateurs de la nouvelle Alliance du Christ * et désormais dans le ciel * priez-le d’envoyer au monde la paix * et à nos âmes la grâce du salut.

Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi : * garde-moi sous ta protection.

Apostiches

On chante les stichères de l’Octoèque dominical, ton 5, puis :

Gloire au Père, t. 2

Nous qui avons rejeté les ténèbres d’impiété * et que la lumière de la connaissance a illuminés, * comme dit le psaume, battons des mains : * que notre louange et notre action de grâces montent vers Dieu, * et devant les saintes Icônes du Christ, * de la Mère de Dieu et de tous les Saints * prosternons-nous avec respect, * en rejetant l’impiété * de ceux qui n’ont pas la vraie foi ; * car saint Basile le dit : * La vénération de l’icône rejaillit * sur celui qui est représenté. * Par l’intercession de ta Mère immaculée * et les prières de tous les Saints, * nous te demandons, ô Christ notre Dieu, * de nous accorder la grâce du salut.

Maintenant…

Merveille inouïe surpassant toutes les merveilles de jadis : * nul n’avait vu jusqu’alors une mère enfanter virginalement * et porter dans ses bras celui qui embrasse toute la création ; * cet enfantement est voulu par Dieu ; * et, puisque tu l’as porté dans tes bras comme un enfant * et que devant lui tu possèdes l’assurance d’une mère, * ô Vierge pure, intercède en notre faveur * pour le salut de nos âmes.

 

Tropaire, t. 5

Fidèles, chantons et adorons le Verbe co-éternel au Père et à l’Esprit,
né d’une Vierge pour notre salut,
car il lui a plu, en sa chair,
de monter sur la croix,
de subir la mort et de relever les morts,
par sa glorieuse résurrection.

Tropaire, t. 2

Devant ta sainte Icône nous nous prosternons, Dieu de bonté, * implorant le pardon de nos fautes, ô Christ notre Dieu, * car tu as bien voulu souffrir en montant sur la croix * pour sauver ta créature de la servitude de l’ennemi. * Aussi dans l’action de grâces nous te crions : * tu as rempli de joie l’univers, * ô notre Sauveur, en venant porter au monde le salut.

Théotokion

Tes mystères dépassent tous l’entendement * et tous, ils sont glorieux, ô Mère de Dieu : * vierge et sainte, tu l’es sans faille demeurée * et mère, tu le fus vraiment lorsque tu mis au monde le vrai Dieu. * Intercède auprès de lui pour qu’il sauve nos âmes.

Par les prières de nos saints pères, Seigneur Jésus Christ notre Dieu, aie pitié de nous.

 

Demain matin

Par les prières de nos saints pères, Seigneur Jésus Christ notre Dieu, aie pitié de nous.

Après les psaumes:

Tropaire, t. 5

Fidèles, chantons et adorons le Verbe co-éternel au Père et à l’Esprit,
né d’une Vierge pour notre salut,
car il lui a plu, en sa chair,
de monter sur la croix,
de subir la mort et de relever les morts,
par sa glorieuse résurrection.

Tropaire, t. 2

Devant ta sainte Icône nous nous prosternons, Dieu de bonté, * implorant le pardon de nos fautes, ô Christ notre Dieu, * car tu as bien voulu souffrir en montant sur la croix * pour sauver ta créature de la servitude de l’ennemi. * Aussi dans l’action de grâces nous te crions : * tu as rempli de joie l’univers, * ô notre Sauveur, en venant porter au monde le salut.

Théotokion

Tes mystères dépassent tous l’entendement * et tous, ils sont glorieux, ô Mère de Dieu : * vierge et sainte, tu l’es sans faille demeurée * et mère, tu le fus vraiment lorsque tu mis au monde le vrai Dieu. * Intercède auprès de lui pour qu’il sauve nos âmes.

 

Kondakion, t. 8

Le Verbe de Dieu, que l’univers ne peut contenir * se laisse circonscrire en s’incarnant de toi, ô Mère de Dieu, * et restaure l’antique image souillée par le péché * en lui ajoutant sa divine beauté. * Confessant le salut en parole et en action, * restaurons nous aussi notre ressemblance avec Dieu.

Ikos

Le mystère de notre salut fut jadis annoncé * par les prophètes divinement inspirés : * pour nous qui arrivons à la fin des temps, * ils ont prédit cette illumination. * Par elle recevons la connaissance de Dieu : * un seul Dieu et Seigneur en trois personnes glorifié, * et c’est lui seul que nous servons ; * ayant une seule foi, un seul baptême, nous avons revêtu le Christ. * Confessant le salut en parole et en action, * restaurons aussi notre ressemblance avec Dieu.

Synaxaire

Ce même jour, premier Dimanche de Carême, nous faisons mémoire du rétablissement des saintes Icônes advenu sous le règne de Michel, empereur de Constantinople, et de sa mère Théodora, d’éternelle mémoire, et sous le pontificat du saint patriarche et confesseur Méthode.

Ô Christ, inaltérable Icône du Père, par les prières de tes saints Confesseurs, aie pitié de nous. Amen.

 

Contemplant l’Église ornée de nouveau * des saintes Images représentées, * nous accourons avec piété * et nous crions joyeusement : * Seigneur trois fois saint, nous te magnifions.

Possédant comme un insigne honneur * ta précieuse Croix * et les vénérables icônes des Saints, * l’Église, Seigneur, * d’un cœur allègre te magnifie.

Gloire : De ta divine gloire fais briller * notre Église, Seigneur compatissant ; * comme d’un rempart entoure-la * de l’angélique protection * et fais cesse l’arrogance des païens.

Maintenant : La malédiction de la première mère est effacée, * sainte Mère de Dieu, car tu as enfanté * ineffablement le Maitre de l’univers * dont sur les icônes à présent * nous vénérons l’image.

Exapostilaire

Gloire au Père, t. 3

Exultons de joie, battons des mains * et dans l’allégresse chantons : * Que tes œuvres sont admirables, ô Christ ! * Qui pourrait dire ta puissance, Seigneur ? * Car tu as rassemblé ton Église dans la concorde et l’harmonie.

Maintenant…

Le glaive de l’hérésie a disparu, * sa mémoire s’est dissipée ; * et, lorsque nous voyons ton temple, ô Mère de Dieu, * tout orné de la grâce des icônes vénérées, * nous sommes tous remplis d’allégresse et de joie.

 

Laudes

Que tout souffle loue le Seigneur. * Louez le Seigneur du haut des cieux, *
louez-le dans les hauteurs. **À toi convient la louange, ô Dieu

Louez-le, tous ses anges ;* louez-le, toutes ses puissances. **
À toi convient la louange, ô Dieu.

PSAUME 148

Louez-le, soleil et lune,
louez-le, toutes les étoiles et la lumière.
Louez-le, cieux des cieux,
et les eaux qui sont au-dessus des cieux.
Qu’ils louent le Nom du Seigneur,
car il a parlé, et ils ont été faits,
il a commandé, et ils furent créés.
Il les a établis pour l’éternité,
et pour les siècles des siècles,
il a donné des lois qui ne passeront point.
Louez le Seigneur du sein de la terre,
dragons, et tous les abîmes.
Feu et grêle, neige et glace, vents et tempêtes,
vous qui accomplissez sa parole.
Montagnes et toutes les collines,
arbres fruitiers et tous les cèdres.
Animaux sauvages et tout le bétail,
serpents et oiseaux ailés,
rois de la terre et tous les peuples,
princes et tous les juges de la terre.
Jeunes gens et vierges,
vieillards et adolescents.
Qu’ils louent le Nom du Seigneur,
car son Nom seul est exalté,
sa louange remplit le ciel et la terre.
Il relèvera le front de son peuple ;
il sera loué par tous ses saints,
par les fils d’Israël, le peuple qui s’approche de lui.

PSAUME 149

Chantez au Seigneur un cantique nouveau,
sa louange dans l’assemblée des saints.
Qu’Israël se réjouisse en son Créateur,
et que les fils de Sion exultent en leur Roi.
Qu’ils louent son Nom par la danse,
qu’ils lui chantent des psaumes avec le
tambourin et la harpe.
Car le Seigneur se complaît dans son peuple,
il relèvera les doux et les sauvera.
Les saints se réjouiront dans la gloire,
ils exulteront dans leur repos.
À pleine gorge ils magnifient Dieu,
ils ont à la main le glaive à deux tranchants,
pour exercer la vengeance parmi les nations,
des châtiments parmi les peuples ;
pour lier leurs rois avec des chaînes,
et leurs princes avec des entraves de fer.

Pour exécuter contre eux le jugement, comme il est écrit ;
telle est la gloire de tous ses saints.

PSAUME 150

Louez le Seigneur dans ses saints, louez-le au firmament de sa puissance.
Louez-le pour ses hauts faits, louez-le selon sa grandeur infinie.
Louez-le au son de la trompe, louez-le sur la harpe et la cithare.
Louez-le par le tambourin et la danse, louez-le au son des cordes et des instruments.
Louez-le avec les cymbales retentissantes, louez-le avec les cymbales de jubilation.
Que tout souffle loue le Seigneur !
Lève-toi, Seigneur, que ta main se dresse, n’oublie pas tes pauvres à jamais.
Je te confesserai, Seigneur, de tout mon cœur ; je raconterai toutes tes merveilles.

En toi l’Église se réjouit maintenant, * Seigneur ami des hommes, * son Époux et son Créateur, * qui l’as sauvée du mensonge des idoles par ta divine volonté * pour l’unir à toi par ton Sang précieux ; * et ton Église, recevant avec joie * le rétablissement des Images sacrées, * chante ta louange et glorifie ton nom.

Lève-toi, Seigneur mon Dieu, et dresse ta main, * ne laisse pas dans l’oubli les malheureux jusqu’à la fin.

En exposant, Seigneur, * ton image corporelle pour la vénérer, * nous annonçons le grand mystère de ton œuvre de salut : * ô Christ ami des hommes, tu t’es montré à nos yeux * non par une pure apparence, comme le croient * faussement les Manichéens, * mais en la réalité de la chair * dont la nature nous conduit vers ton amour.

Je te rends grâce, Seigneur, de tout mon cœur, * j’énonce toutes tas merveilles.

C’est aujourd’hui jour d’allégresse et de joie, * puisque brille la doctrine de vérité : * l’Église du Christ resplendit par l’éclat * des saintes Images exposées, * et la concorde règne parmi les croyants.

Gloire au Père, t. 6

Moïse, au temps de l’abstinence, reçut la Loi ; * Élie, en jeûnant, ferma les cieux ; * et les trois enfants d’Abraham * triomphèrent de l’inique tyran par leur sobriété. * Par elle accorde-nous aussi, Dieu sauveur, * de prendre part à ta Résurrection en chantant : * Dieu saint, Dieu saint et fort, * Dieu saint et immortel, aie pitié de nous.

Maintenant…

Tu es toute bénie, Vierge Mère de Dieu, * car celui qui a pris chair de toi a triomphé de l’Enfer ; * par lui Adam et Ève furent délivrés de la malédiction, * la mort fut mise à mort et nous avons été vivifiés ; * c’est pourquoi nous élevons la voix pour chanter : * Béni sois-tu, ô Christ notre Dieu, qui l’as voulu ainsi ! Gloire à toi.

Aussi élevons-nous nos voix pour chanter :
Béni sois-tu, Christ notre Dieu,
Qui l’a voulu ainsi; gloire à toi.

GRANDE DOXOLOGIE
Gloire à toi qui nous as montré la lumière.
Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre,
bienveillance parmi les hommes.
Nous te chantons, nous te bénissons, nous t’adorons,
nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ta grande gloire.
Seigneur, Roi céleste, Dieu et Père tout-puissant ;
Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, et Saint-Esprit ;
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père,
Toi qui ôtes le péché du monde, aie pitié de nous ;
Toi qui ôtes les péchés monde, reçois notre prière ;
Toi qui sièges à la droite du Père, aie pitié de nous.
Car tu es le seul Saint, le seul Seigneur,
Jésus Christ, à la gloire de Dieu le Père. Amen.

Chaque jour je te bénirai et louerai ton Nom dans les siècles des siècles.
Daigne, Seigneur, nous garder ce jour sans péché.
Tu es béni, Seigneur, Dieu de nos pères,
et ton Nom est loué et glorifié dans les siècles. Amen.

Que ta miséricorde, Seigneur, soit sur nous,
comme nous avons espéré en toi.
Tu es béni, Seigneur, enseigne-moi tes jugements. (3 fois)

Seigneur, tu as été pour nous un refuge d’âge en âge.
J’ai dit Seigneur, aie pitié de moi,
guéris mon âme, car j’ai péché contre toi.
Seigneur, je me suis réfugié auprès de toi,
enseigne-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu.
Car auprès de toi est la source de la vie,
dans ta lumière nous verrons la lumière.
Étends ta miséricorde sur ceux qui te connaissent.

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous. (3 fois)
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit,
et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
Saint Immortel, aie pitié de nous.
Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous.

Tropaire

Aujourd’hui le salut est venu dans le monde.
Chantons le Prince de notre vie, qui est sortie du tombeau.
Il a détruit la mort par sa mort
et nous a donné la victoire et sa grande miséricorde.

Le chœur des Prophètes, avec Moïse et Aaron, * exulte aussi d’allégresse en ce jour ; * car, portant l’accomplissement des prophéties, * brille la Croix sur laquelle tu nous sauvas. * Par leurs prières, ô Christ notre Dieu, sauve nos âmes.

 

EXTRAITS DU SYNODIKON
du septième concile œcuménique
SUR L’ORTHODOXIE

 

Action de grâces due à notre Dieu, au jour anniversaire de la restauration de l’Église de Dieu, avec l’exposé des dogmes de la foi et l’éversion des funestes erreurs de l’impiété.

C’est pourquoi nous disons :

À ceux qui confessent de bouche, de cœur et d’esprit, par la parole, la peinture et les icônes, la venue dans la chair du Verbe de Dieu : éternelle mémoire !

À ceux qui reconnaissent dans la seule et unique personne du Christ la différence des natures et ce qu’il y a en elle de créé et d’incréé, de visible et d’invisible, de passible et d’impassible, de circonscrit et d’incirconscrit ; et qui attribuent à la nature divine le caractère incréé etc., à la nature humaine les autres caractères, jusqu’à celui de circonscrit, et le font en parole et par les icônes : éternelle mémoire !

À ceux qui croient, déclarent ou annoncent les paroles en écrits et les choses en figures, et pensent qu’il est aussi utile de prêcher par les paroles que de confirmer la vérité par les icônes : éternelle mémoire !

À ceux qui sanctifient leurs lèvres par la parole, puis les auditeurs par la même parole, et savent et déclarent que les yeux des spectateurs sont de même sanctifiés par les saintes Icônes et que par elles leur esprit est amené à la connaissance de Dieu, comme par les saints temples, les vases sacrés et autres saints objets : éternelle mémoire !

À ceux qui savent que le bâton d’Aaron et les tables de la Loi, l’arche d’alliance et le chandelier, la table et l’encensoir ont d’avance décrit t préfiguré la Mère de Dieu et toute-sainte Vierge Marie ; que ces choses l’ont préfigurée sans qu’elle devînt cela ; qu’elle fut une jeune fille et demeura vierge après l’enfantement divin ; à ceux qui pour cette raison préfèrent la représenter comme une jeune vierge sur les icônes, plutôt que de l’esquisser en symboles : éternelle mémoire !

À ceux qui connaissent et acceptent les visions prophétiques comme la divinité elle-même les a figurées et symbolisées ; et croient ce que les Prophètes ont raconté, après l’avoir vu ; et confirment la tradition écrite ou orale qui, par les Apôtres, fut transmise aux Pères ; à ceux qui représentent en images les choses saintes et les vénèrent : éternelle mémoire !

À ceux qui comprennent Moïse quand il dit : « Prenez bien garde à vous-mêmes ! Le jour où le Seigneur Dieu a parlé sur le mont Horeb, vous avez entendu le son de ses paroles, mais vous n’avez vu aucune forme et savent répondre correctement : Si du moins nous avons vu quelque chose, nous avons vu en vérité, comme le Fils du tonnerre nous l’a enseigné, “ce qui était dès le commencement, ce que nais avons entendu, ce que nous avons contemplé, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nos mains ont touché du Verbe de vie, et nous en rendons témoignage” et de même, comme les autres Disciples du Verbe : “nous avons mangé et bu avec lui, non seulement avant ses Souffrances, mais aussi après la Passion et la Résurrection” » ; à ceux, dis-je, qui reçoivent de Dieu la faculté de distinguer le précepte contenu dans la loi et l’enseignement que nous donne la Face, l’invisibilité de Dieu dans la première, son caractère visible et tangible dans la seconde ; à ceux qui pour cette raison représentent ce que l’on put voir et toucher et en vénèrent l’icône : éternelle mémoire ! …

À ceux qui acceptait en paroles la vaine dans la chair du Verbe Dieu, mais refusait de la contempler à travers les icônes, et donc la reçoivent seulement en théorie, mais renient en fait notre salut : anathème !

À ceux qui adhèrent faussement à l’idée de l’Incirconscrit et pour cette raison ne veulent pas que soit représenté ai image le Christ notre vrai Dieu qui partagea intimement notre chair et notre sang, et par là se montrent phantasiastes : anathème !

À ceux qui entendent la parole du Seigneur : « Si vous aviez foi en Moïse, vous croiriez aussi en moi… » et comprennent celle de Moise : « Le Seigneur Dieu vous suscitera d’entre vos frères un Prophète comme moi », puis disent qu’ils acceptent le Prophète, mais n’introduisent pas à travers les icônes la grâce du Prophète et le Salut du monde entier, tel qu’il se fit voir et conversa avec les hommes, guérit les souffrances et les incurables maladies, fut crucifié, enseveli et ressuscita, tout ce qu’il fit et endura pour nous ; à ceux donc qui n’acceptent pas de voir dans les icônes ses œuvres pour le salut du monde et ne veulent ni les vénérer ni se prosterner devant elles : anathème !

Priant Dieu d’être instruits par leurs enseignements et affermis par les combats qu’ils ont mené jusqu’à la mort pour la foi, et le suppliant de faire de nous jusqu’à la fin les imitateurs de leur sainte vie, puissions-nous être dignes de ce que nous demandons, par la miséricorde et la grâce de notre grand et premier Pontife, le Christ notre vrai Dieu, par les prières de notre glorieuse Dame la Mère de Dieu et toujours-vierge Marie, des Anges divins et de tous les Saints. Amen.

À LA LITURGIE

 

Les lectures sont restées celles des prophètes Moïse et Aaron et Samuel, à qui ce dimanche était d’abord dédié.

Prokimenon, t. 4 : Béni es-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères, * ton nom est loué et exalté dans tous les siècles. Verset : Car tu es juste en tout ce que tu as fait pour nous, toutes tes œuvres sont vérité.

Lecture de l’épître du saint apôtre Paul aux Hébreux (11, 24-26,32-40)

Frères, c’est par la foi que Moïse, « devenu grand », refusa d’être appelé fils d’une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que de connaître l’éphémère jouissance du péché : tel un bien supérieur aux trésors de l’Égypte lui parut « l’opprobre du Christ », car il avait les yeux fixés sur la récompense.

Que dire encore ? Le temps me manquerait si je voulais exposer en détail ce qui concerne Gédéon, Barak, Samson, Jephté, David, ainsi que Samuel et les prophètes, eux qui, grâce à la foi, soumirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l’accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, tirèrent force de leur faiblesse, montrèrent de la vaillance au combat, repoussèrent les invasions étrangères ; et des femmes ont recouvré, par la résurrection, leurs enfants.

Quant aux autres, ils se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection. D’autres subirent comme épreuve la dérision et les coups de fouet, ainsi que les chaînes et la prison. Ils ont été lapidés, sciés, ils ont péri par le glaive, ils sont allés çà et là, sous des peaux de mouton ou des toisons de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde était indigne, errant dans les déserts, les montagnes, les cavernes et les creux de la terre. Et, bien que leur foi leur ait valu un bon témoignage, tous ceux-là n’ont pas bénéficié de la promesse, Dieu ayant prévu pour nous un sort meilleur, afin qu’ils ne puissent pas sans nous parvenir à la perfection.

Alléluia, t. 8. Versets : 1. Moïse et Aaron, parmi ses prêtres, et Samuel, invoquant son nom, 2. en appelaient au Seigneur, et Dieu les exauçait.

Saint Évangile selon Jean 1, 44-52 :

En ce temps-là, Jésus avait résolu de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit : « Suis-moi. »

44 Philippe était de Bethsaïde, le village d’André et de Pierre.

45 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. »

46 Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. »

47 Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »

48 Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »

49 Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »

50 Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »

51 Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

 

 

Par les prières de nos saints pères, Seigneur Jésus Christ notre Dieu, aie pitié de nous.

 

Le Christ est parmi nous ! Bon dimanche à tous !