Vœux aux paroissiens et amis à l’occasion de la Nativité selon la chair de notre Seigneur, Dieu & Sauveur Jésus Christ et de la Nouvelle Année 2024

 

Gloire à Dieu au plus haut des cieux
et paix sur terre,
sa bienveillance parmi les hommes ! (Luc 1, 12)

Nos vœux viennent donc du Ciel, reprenant la joyeuse louange angélique entendue par les bergers alors que l’ange du Seigneur venait de les avertir de la naissance du Sauveur à Bethléem, où ils décident de se rendre sur le champ.

A Dieu revient la gloire, lui qui aime les êtres humains de tout son cœur, ce qui produit une abondance de fécondité et de bonheur : la paix.

Mais quand les mages venus d’Orient veulent à leur tour aller à Bethléem, le despote Hérode le Grand se sent menacé et veut les utiliser pour circonvenir Celui qu’il se représente comme un rival (Mt 2) selon une suggestion qui connaît toujours un grand succès (Genèse 3, 1-5). Hérode s’en prend à des tout-petits (aujourd’hui bien plus qu’alors, en grand danger dès avant leur naissance et bien après pour toutes sortes d’exploitations, ce que Dieu ne supporte pas !) alors que la sainte famille fuit en Egypte, pour en rentrer après la mort du despote finalement insignifiant (Mt 2, 19 ; Ps 36/37, 35-36). D’autres n’ont cessé de sévir, à commencer par Hérode Antipas : croyant satisfaire son ego, « ce renard » (Lc 13, 32), n’obéit en réalité qu’au père de la manipulation (Jn 8 :44) et connaît la fin des « fils de la perdition » (Jn 17 :12).

Aujourd’hui-même, combien de sociétés survoltées et inquiètes, combien de guerres ? Et irions-nous en pèlerinage à Bethléem aujourd’hui ? Qui osera décrire les malheurs d’aujourd’hui alors même que nous prions pour la paix dans une société « comme aux jours de Noé » (Mt 24, 37-39) ? Y a-t-il une espérance et un avenir ?

Oui, le Messie est bien descendu quand le Ciel s’est déchiré et les fêtes sont bien légitimes et nécessaires quand elles sont célébrées pour ce qu’elles sont. Ces vœux attendus en pareille saison tombent avec le calendrier au fur et à mesure du déploiement annuel de la liturgie des communautés des disciples du Seigneur Jésus selon un cycle qui nous enseigne à observer tout ce qu’Il a à nous dire dans les évangiles à propos de notre salut. Il nous enseigne, nous imprègne, nous intègre à son corps et nous constitue héritiers avec lui et participants du règne qu’il a établi mais « n’est pas de ce monde » (Jn 18, 36).

Jésus dit donc : « Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui l’observent » (Lc 11, 28). En effet, alors même qu’on souhaiterait la paix des millions de fois, cette paix n’existera que partiellement ou pas du tout tant que ses enfants n’auront pas rendu à Dieu ce qui lui revient, la gloire : notre foi et l’acceptation de sa Présence ; notre amour pour lui qui est l’Amour, et pour toute créature ; l’écoute de sa Parole et une conduite cohérente en même temps que le rejet de tout mal. Alors se réalisera sur le mont Sion l’immense fête (Heb 12, 22) que le roi de la paix entend organiser.

Notre vigilance se traduit en conversion et repentance, sagesse et force dans la fidélité, discernement, confiance et joie dans le Saint Esprit, amour et pardon, solidarité et compassion pour tous dans la fréquentation des saints mystères au sein de la communauté des disciples qui intercèdent pour toute l’humanité. Dans les temps difficiles, le Sauveur dit : « Ne crains pas, petit troupeau, car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume » (Luc 12, 32) ! Et aussi : « Quand vous verrez ces choses commencer à arriver, relevez la tête car votre délivrance est proche ! » (Lc 21, 28).

Qu’à la prière de Marie, la tout-immaculée Mère de Dieu que Jésus Christ a donnée comme mère à chacun de ses disciples, de notre patron saint Irénée, et de tous les saints, le Seigneur ait pitié de nous et nous conduise tous dans ses voies jusqu’à la paix de sa sainte montagne.

Le Christ est parmi nous ; il l’est et le sera !

Maranatha ! Viens, Seigneur Jésus !

Père Emmanuel Fritsch