Message du recteur (Pentecôte 2020)

Chers Amis,

Les trois jours qui viennent sont importants. Ils concluent les fêtes pascales.

Ce sont :

Samedi 30 mai : la commémoration des défunts
Dimanche 31 mai : la Pentecôte, fête de la très sainte Trinité de Dieu
Lundi 1 juin : la fête du Saint-Esprit

 

SAMEDI DES DEFUNTS (30 mai)

Nous prions pour tous ceux qui, depuis l’origine, se sont endormis dans le Seigneur dans l’espérance de la résurrection et de la vie éternelle.

La personne qui préside dit : Par les prières de nos saints pères, Seigneur Jésus Christ notre Dieu, aie pitié de nous.

LECTEUR : Amen. Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi.

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel,
aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit,
maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Très Sainte Trinité, aie pitié de nous.
Seigneur, remets nos péchés.
Maître, pardonne nos iniquités.
Saint, visite-nous et guéris nos infirmités,
à cause de ton Nom.

Kyrie eleison. (3 fois)
Gloire au Père… Maintenant…

Notre Père qui es aux cieux,
que ton Nom soit sanctifié, que ton règne arrive,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés
et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du malin.

LECTEUR : Amen. Kyrie eleison. (12 fois)
Gloire au Père… Maintenant…

Venez, adorons, prosternons-nous devant Dieu, notre Roi.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ, notre Roi et notre Dieu.
Venez, adorons, prosternons-nous devant le Christ lui-même, notre Roi et notre Dieu.

PSAUME 3

Seigneur, pourquoi se sont-ils multipliés,
ceux qui m’infligent la tribulation ?
Ils sont nombreux, ceux qui se lèvent contre moi.
Nombreux, ceux qui disent à mon âme :
 » Point de salut pour lui en son Dieu !  »
Mais toi, Seigneur, tu me prends avec toi,
Tu es ma gloire, celui qui me relève la tête.
De ma voix, j’ai crié vers le Seigneur,
et il m’a exaucé de sa sainte montagne.
Je me suis endormi, le sommeil m’a saisi,
et je me suis réveillé, car le Seigneur m’a pris avec lui.
Je ne craindrai pas ces myriades de gens
qui de toutes parts s’acharnent contre moi.
Lève-toi, Seigneur, sauve-moi, mon Dieu !
Car tu as frappé tous ceux qui me haïssent sans raison,
tu as brisé les dents des pécheurs.
Au Seigneur appartient le salut ;
et sur ton peuple est ta bénédiction.
Je me suis endormi, le sommeil m’a saisi,
et je me suis réveillé, car le Seigneur m’a pris avec lui.

Alleluia Alleluia Alleluia, ton 8.
Alleluia Alleluia Alleluia

1. Heureux ceux que tu as élus, ceux que tu as pris, Seigneur, avec toi.
Alleluia Alleluia Alleluia
2. Leur souvenir demeure d’âge en âge.

Alleluia Alleluia Alleluia

Tropaire, ton 8

Abîme de sagesse qui aimes les hommes et diriges toutes choses en vue du salut, / unique Créateur dont chacun reçoit ce qui lui convient, / accorde le repos, Seigneur, aux âmes de tes serviteurs, / car leur espoir repose en toi, / notre Auteur, notre Créateur et notre Dieu.

Gloire au Père…

Car leur espoir repose en toi, / notre Auteur, notre Créateur et notre Dieu.

Maintenant…

Tu es notre rempart et notre havre de salut, / la plus sûre médiatrice auprès du Dieu que tu conçus, / Vierge Mère de Dieu, tu es le salut des chrétiens.

Cathisme I, ton 6

Comme sur l’arène les athlètes s’exerçaient, / sur les Martyrs s’acharnaient les bourreaux ; / les chœurs des Anges leur préparaient la couronne des vainqueurs ; / leur sagesse étonna les tyrans et les rois ; / ils ont vaincu le diable en confessant le Christ. / Toi qui leur donnas la force, Seigneur, gloire à toi.

Le Seigneur est admirable parmi les saints, le Dieu d’Israël.

Les Saints ont combattu le noble combat, / ils ont reçu de toi la récompense des vainqueurs ; / et, méprisant le jugement des impies, / ils ont obtenu la couronne d’immortalité ; / par leurs prières, ô notre Dieu, / accorde-nous la grande miséricorde.

Les saints qui habitent sa terre, le Seigneur les a comblés de sa faveur.

Seigneur, la mémoire de tes Martyrs / rappelle le Paradis et l’Éden ; / en elle se réjouit l’entière création / et, par leur intercession, / accorde-nous, Seigneur, / la paix et la grande miséricorde.

Théotokion : Toi qui as appelé ta Mère bienheureuse / et marchas vers ta Passion selon ton bon vouloir, / sur la Croix resplendit ta lumière, / car tu désirais partir à la recherche d’Adam / aux Anges tu annonces : Réjouissez-vous avec moi, / car elle est retrouvée, la drachme perdue. / Toi qui fis tout avec sagesse, / gloire à toi, Seigneur notre Dieu.

Cathisme II, ton 5

Avec les Justes, Dieu Sauveur, / donne à tes serviteurs le repos / et permets-leur d’habiter dans tes parvis, / sans tenir compte de leurs péchés, / connus et inconnus, / volontaires ou non, / dans ta bonté et ton amour pour les hommes.

Gloire au Père.., Maintenant

Ô Christ notre Dieu, / qui es sorti de la Vierge pour illuminer l’univers, / fais de nous des fils de lumière par son intercession ; / Seigneur, aie pitié de nous.

Psaume 50.

03 Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

04 Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

05 Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

06 Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

07 Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

08 Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse.

09 Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

10 Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

11 Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

12 Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

13 Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

14 Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

15 Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

16 Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

17 Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

18 Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste.

19 Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé.

20 Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

21 Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.

Ton 6

Gloire au Père : Par les prières des Apôtres, / dans ta bonté, Seigneur, / efface la multitude de nos péchés.

Maintenant : Par les prières de la Mère de Dieu…

Aie pitié de moi, ô Dieu, / en ta grande bonté, / en ton immense miséricorde efface mon péché.

Ressuscité du tombeau / comme il l’avait prédit, / Jésus nous donne la vie éternelle / et la grande miséricorde.

 

Cathisme, ton 8

Toi qui d’un signe créas l’univers, / en ta bienveillance, Seigneur, accorde le repos / à tous les chrétiens qui sont morts dans la foi, / à nos pères, nos ancêtres et nos aïeux, / à tous nos frères et nos amis, / riches et pauvres, moines, princes ou rois, / là où demeure la multitude des Justes et des Saints ; / Christ notre Dieu et notre Roi, / pardonne les péchés de tous tes serviteurs.

Gloire… Maintenant Théotokion

Comme l’obole de la Veuve de jadis / je t’offre, ô Vierge, la louange qui t’est due / et l’action de grâce pour tes bienfaits, / car tu es mon secours et ma protection, / sans cesse tu me délivres des épreuves et de toute adversité ; / comme du milieu de la fournaise de feu, / tu me sauves de mes oppresseurs, et de tout cœur je m’écrie : / divine Mère, viens à mon aide et intercède auprès du Christ notre Dieu / pour qu’il m’accorde la rémission de mes péchés, / car tu es l’espérance de ton serviteur.

 

Kondakion, ton 8

Ceux qui ont quitté notre monde passager, / Sauveur immortel, accorde-leur / avec les Justes le repos / dans les tabernacles des élus ; / car, s’ils ont péché durant leur vie, / toi, Seigneur sans péché, pardonne-leur / les fautes commises de plein gré ou sans le savoir, / par l’intercession de la Mère qui t’enfanta divinement, / et pour eux nous chanterons d’une même voix : Alléluia.

Ikos

Toi seul, Seigneur, tu es immortel / Auteur et Créateur du genre humain ; / nous les mortels qui de la terre avons été formés, / vers cette même terre nous nous acheminons, / comme l’a prescrit mon Créateur lorsqu’il m’a dit : / Tu es poussière, et vers la poussière tu retourneras ; / c’est là que nous allons, nous tous, les mortels, / et comme lamentation funèbre nous chantons : Alléluia !

 

Exapostilaire, ton 3

Faisant mémoire de tous les défunts / qui dans le Christ se sont endormis, / fidèles, pensons aussi au jour dernier, / sans cesse implorons le Christ / pour nous-mêmes et pour tous les trépassés.

Gloire… Maintenant… Théotokion

Douceur des Anges, consolatrice des affligés, / protectrice des chrétiens, Vierge Mère du Seigneur, / des peines éternelles délivre-moi et sauve-moi.

Laudes, ton 6

CHŒUR : Que tout souffle loue le Seigneur. Louez le Seigneur du haut des cieux,
louez-le dans les hauteurs. À toi convient la louange, ô Dieu

Louez-le, tous ses anges ; louez-le, toutes ses puissances.
À toi convient la louange, ô Dieu.

PSAUME 148

LECTEUR : Louez-le, soleil et lune,
louez-le, toutes les étoiles et la lumière.
Louez-le, cieux des cieux,
et les eaux qui sont au-dessus des cieux.
Qu’ils louent le Nom du Seigneur,
car il a parlé, et ils ont été faits,
il a commandé, et ils furent créés.
Il les a établis pour l’éternité,
et pour les siècles des siècles,
il a donné des lois qui ne passeront point.
Louez le Seigneur du sein de la terre,
dragons, et tous les abîmes.
Feu et grêle, neige et glace, vents et tempêtes,
vous qui accomplissez sa parole.
Montagnes et toutes les collines,
arbres fruitiers et tous les cèdres.
Animaux sauvages et tout le bétail,
serpents et oiseaux ailés,
rois de la terre et tous les peuples,
princes et tous les juges de la terre.
Jeunes gens et vierges,
vieillards et adolescents.
Qu’ils louent le Nom du Seigneur,
car son Nom seul est exalté,
sa louange remplit le ciel et la terre.
Il relèvera le front de son peuple ;
il sera loué par tous ses saints,
par les fils d’Israël, le peuple qui s’approche de lui.

PSAUME 149

Chantez au Seigneur un cantique nouveau,
sa louange dans l’assemblée des saints.
Qu’Israël se réjouisse en son Créateur,
et que les fils de Sion exultent en leur Roi.
Qu’ils louent son Nom par la danse,
qu’ils lui chantent des psaumes avec le
tambourin et la harpe.
Car le Seigneur se complaît dans son peuple,
il relèvera les doux et les sauvera.
Les saints se réjouiront dans la gloire,
ils exulteront dans leur repos.
À pleine gorge ils magnifient Dieu,
ils ont à la main le glaive à deux tranchants,
pour exercer la vengeance parmi les nations,
des châtiments parmi les peuples ;
pour lier leurs rois avec des chaînes,
et leurs princes avec des entraves de fer.

LECTEUR : Pour exécuter contre eux le jugement, comme il est écrit ;
telle est la gloire de tous ses saints.

PSAUME 150

Louez le Seigneur dans ses saints, louez-le au firmament de sa puissance.

Louez-le pour ses hauts faits, louez-le selon sa grandeur infinie.

Louez-le au son de la trompe, louez-le sur la harpe et la cithare.

Louez-le par le tambourin et la danse, louez-le au son des cordes et des instruments.

Terrible est le jugement du Seigneur / au terme de la vie : / dans l’au-delà sont préparés / le feu éternel, le ver qui ronge sans répit, / les grincement de dents, / les ténèbres extérieures, l’éternel châtiment ; / aussi crions au Sauveur : / Accorde, en ta grande bonté, le repos / à ceux que tu as fait passer de ce monde vers toi.

Louez-le avec les cymbales retentissantes,
louez-le avec les cymbales de jubilation.
Que tout souffle loue le Seigneur !

Vous qui êtes accrochés à la vie, / venez, penchez-vous dans les tombeaux, / voyez comme le monde est vanité : / où est maintenant la beauté corporelle, / où est la richesse, son éclat, / où est l’orgueil de la vie ? / Vraiment tout est vanité : / aussi crions au Sauveur : / Accorde, en ta grande bonté, le repos / à ceux que tu as fait passer de ce monde vers toi.

Lève-toi, Seigneur, que ta main se dresse, n’oublie pas tes pauvres à jamais.

Il est dans la fosse maintenant, / celui qui siégeait sur un trône jadis, / et celui qui était vêtu de pourpre / revêt à présent la poussière du tombeau ; / la majesté royale disparaît, / la vie des hommes comme un songe s’évanouit ; / aussi crions au Sauveur : / Accorde, en ta grande bonté, le repos / à ceux que tu as fait passer de ce monde vers toi.

Je te confesserai, Seigneur, de tout mon cœur ; je raconterai toutes tes merveilles.

Tous les fidèles trépassés / dans l’espérance de la vie éternelle, / ceux qui sont morts de diverses façons, / les défunts de tout rang, de tout âge, de toute condition, / hommes et femmes, les enfants nouveau-nés, / Sauveur ami des hommes, place-les / dans le sein d’Abraham / et dans le lieu du repos, / en ton immense miséricorde et ton amour infini.

Gloire au Père, ton 2

Comme un rêve ou comme une fleur / tout homme se fane et s’évanouit ; / mais, lorsque la trompette retentira, / elle ébranlera tous les morts, / qui se réveilleront pour aller à ta rencontre ô Christ notre Dieu ; / alors, ô Maître, place nos défunts / dans les tabernacles des Saints, / dans l’éternité les âmes de tes serviteurs

Maintenant, ton 6

Tu es notre Dieu, / avec sagesse tu as créé l’univers et l’as rempli ; / ô Christ, tu as envoyé les prophètes pour annoncer ta parousie / et les Apôtres pour proclamer tes hauts faits : / les uns ont prophétisé ta venue, / les autres par le baptême ont illuminé les nations ; / par leurs souffrances les martyr / ont obtenu l’objet de leur désir / et leur chœur intercède devant toi / avec celle qui t’enfanta ; / ô Dieu, fais reposer les âmes de ceux que tu as pris / et juge-nous dignes du royaume des cieux, / toi qui, pour effacer ma condamnation, / as souffert la croix, mon Sauveur et mon Dieu.

Apostiches, ton 6

Par la tendresse ineffable que tu as pour nous / et la source inépuisable de ta bonté, / accueille, Seigneur, les trépassés dans la terre des vivants / et place-les dans les tabernacles éternels, / lui assurant la jouissance des biens désirés, / car tu as versé ton sang, ô Christ, / pour racheter le monde au prix de ta vie.

Heureux ceux que tu as élus, / ceux que tu as pris, Seigneur, avec toi.

Pour nous faire vivre, tu as accepté la mort, / tu as fait jaillir les sources de vie, / aux fidèles tu donnes le bonheur éternel ; / accorde-le à ceux qui se sont endormis / dans l’espérance de la résurrection, / efface tous leurs péchés, dans ta bonté, / car tu es le seul sans péché ; / montre-nous ton amour, / afin que soit loué ton nom / et que, sauvés par toi, ô Christ, / nous puissions glorifier ton amour envers nous.

Leur souvenir demeure d’âge en âge.

Ô Christ, nous reconnaissons / ta divine seigneurie / sur les vivants et sur les morts ; / accorde à tes fidèles serviteurs / qui ont rejoint leur seul bienfaiteur / le séjour de tes élus, / dans le lieu du rafraîchissement, / dans la gloire de tes Saints, / car tu es celui qui veut la miséricorde et, comme Dieu, / tu sauves, en ton unique bonté, / ceux que tu as créés à ton image.

Gloire au Père, ton 6

Adam fut saisi de douleur / lorsqu’il goûta au fruit défendu / autrefois dans l’Éden, / car le serpent lui injecta son venin, / et par lui dans le monde entra la mort, / qui engloutit le genre humain ; / mais le Seigneur est venu, / il a tué le dragon / et nous a donné le repos ; / aussi crions-lui : Dieu sauveur, / épargne ceux que tu as pris avec toi / et donne-leur le repos parmi tes élus.

Maintenant… Théotokion

Vierge toute-sainte, tu es la demeure de Dieu, / tu l’as abrité dans ton sein / et, sans épousailles, tu as enfanté / l’unique personne en deux natures ; / prie le Fils unique et premier-né / qui a laissé intacte ta virginité, / même après l’enfantement, / d’accorder le repos / aux fidèles pieusement endormis, / dans la béatitude et la lumière sans fin.

Tropaire, ton 8

Abîme de sagesse qui aimes les hommes et diriges toutes choses en vue du salut, / unique Créateur dont chacun reçoit ce qui lui convient, / accorde le repos, Seigneur, aux âmes de tes serviteurs, / car leur espoir repose en toi, / notre Auteur, notre Créateur et notre Dieu.

Gloire au Père… Maintenant…

Tu es notre rempart et notre havre de salut, / la plus sûre médiatrice auprès du Dieu que tu conçus, / Vierge Mère de Dieu, tu es le salut des chrétiens.

A la liturgie :

Tropaire, ton 8

Abîme de sagesse qui aimes les hommes et diriges toutes choses en vue du salut, / unique Créateur dont chacun reçoit ce qui lui convient, / accorde le repos, Seigneur, aux âmes de tes serviteurs, / car leur espoir repose en toi, / notre Auteur, notre Créateur et notre Dieu.

Gloire au Père…

Tu es notre rempart et notre havre de salut, / la plus sûre médiatrice auprès du Dieu que tu conçus, / Vierge Mère de Dieu, tu es le salut des chrétiens.

Maintenant… Kondakion, ton 8

Ceux qui ont quitté notre monde passager, / Sauveur immortel, accorde-leur / avec les Justes le repos / dans les tabernacles des élus ; / car, s’ils ont péché durant leur vie, / toi, Seigneur sans péché, pardonne-leur / les fautes commises de plein gré ou sans le savoir, / par l’intercession de la Mère qui t’enfanta divinement, / et pour eux nous chanterons d’une même voix : Alléluia.

Ps 24

Leurs âmes habiteront le bonheur, * leurs descendants posséderont la terre.

Leurs âmes habiteront le bonheur, * leurs descendants posséderont la terre.

Vers toi, Seigneur, je crie, * Mon Dieu, ne te couche pas les oreilles !

Leurs âmes habiteront le bonheur, * leurs descendants posséderont la terre.

Leurs âmes habiteront le bonheur, * leurs descendants posséderont la terre.

Acts 28,1-31

01 Une fois sauvés, nous avons découvert que l’île s’appelait Malte.

02 Les indigènes nous ont traités avec une humanité peu ordinaire. Ils avaient allumé un grand feu, et ils nous ont tous pris avec eux, car la pluie s’était mise à tomber et il faisait froid.

03 Or comme Paul avait ramassé une brassée de bois mort et l’avait jetée dans le feu, la chaleur a fait sortir une vipère qui s’est accrochée à sa main.

04 À la vue de la bête suspendue à sa main, les indigènes se disaient entre eux : « Cet homme est sûrement un meurtrier : il est sorti sain et sauf de la mer, mais la justice divine ne permet pas qu’il reste en vie. »

05 Or Paul a secoué la bête pour la faire tomber dans le feu, et il n’en a éprouvé aucun mal,

06 alors que les gens s’attendaient à le voir enfler ou tomber raide mort. Après avoir attendu un bon moment, et vu qu’il ne lui arrivait rien d’anormal, ils ont changé complètement d’avis : ils disaient que Paul était un dieu.

07 Il y avait là une propriété appartenant à Publius, le premier magistrat de l’île ; il nous a accueillis et, pendant trois jours, nous a donné une hospitalité cordiale.

08 Or son père était au lit, atteint de fièvre et de dysenterie. Paul est allé le voir, il a prié, lui a imposé les mains et lui a rendu la santé.

09 À la suite de cet événement, tous les autres malades de l’île venaient à lui et ils étaient guéris.

10 On nous a comblés d’honneurs et, lorsque nous avons pris la mer, on nous a fourni tout ce dont nous avions besoin.

11 C’est au bout de trois mois que nous avons repris la mer à bord d’un navire d’Alexandrie, portant comme emblème les Dioscures, et qui avait passé l’hiver dans l’île.

12 Nous avons abordé à Syracuse et nous y sommes restés trois jours.

13 Après avoir levé l’ancre, nous avons atteint Reggio. Le lendemain, est survenu un vent du sud, et en deux jours nous sommes arrivés à Pouzzoles.

14 Nous y avons trouvé des frères qui nous ont invités à passer sept jours chez eux. Voici comment nous sommes arrivés à Rome.

15 De la ville, les frères, qui avaient entendu parler de nous, sont venus à notre rencontre jusqu’au lieu-dit Forum-d’Appius et à celui des Trois-Tavernes. En les voyant, Paul a rendu grâce à Dieu et repris courage.

16 À notre arrivée à Rome, il a reçu l’autorisation d’habiter en ville avec le soldat qui le gardait.

17 Trois jours après, il fit appeler les notables des Juifs. Quand ils arrivèrent, il leur dit : « Frères, moi qui n’ai rien fait contre notre peuple et les coutumes reçues de nos pères, je suis prisonnier depuis Jérusalem où j’ai été livré aux mains des Romains.

18 Après m’avoir interrogé, ceux-ci voulaient me relâcher, puisque, dans mon cas, il n’y avait aucun motif de condamnation à mort.

19 Mais, devant l’opposition des Juifs, j’ai été obligé de faire appel à l’empereur, sans vouloir pour autant accuser ma nation.

20 C’est donc pour ce motif que j’ai demandé à vous voir et à vous parler, car c’est à cause de l’espérance d’Israël que je porte ces chaînes. »

21 Ils lui répondirent : « Pour notre part, nous n’avons pas reçu à ton sujet de lettre en provenance de Judée, et aucun frère venu ici n’a rapporté ou dit du mal de toi.

22 Nous souhaitons pourtant apprendre de toi ce que tu penses, car nous avons été informés que votre groupe est contesté partout. »

23 Après lui avoir fixé une date, ils vinrent le trouver en plus grand nombre dans son logement. Paul rendait témoignage au royaume de Dieu, dans ce qu’il leur exposait, et il s’efforçait de les convaincre à propos de Jésus, en partant de la loi de Moïse ainsi que des Prophètes. Cela dura depuis le matin jusqu’au soir.

24 Les uns se laissaient convaincre par de telles paroles, les autres refusaient de croire.

25 N’étant pas d’accord les uns avec les autres, ils s’en allaient, quand Paul leur adressa cette seule parole : « L’Esprit Saint a bien parlé, quand il a dit à vos pères par le prophète Isaïe :

26 Va dire à ce peuple : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.

27 Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.

28 Donc, sachez-le : c’est aux nations que ce salut de Dieu a été envoyé. Les nations, elles, écouteront. »

30 Paul demeura deux années entières dans le logement qu’il avait loué ; il accueillait tous ceux qui venaient chez lui ;

31 il annonçait le règne de Dieu et il enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ avec une entière assurance et sans obstacle.

Ou 1Thes 4,13-17

13 Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance.

14 Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.

15 Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis.

16 Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord.

17 Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur.

18 Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire.

Alleluia Alleluia Alleluia 

Alleluia Alleluia Alleluia

Heureux ton invité, ton élu : il habite ta demeure !  Les biens de ta maison nous rassasient, les dons sacrés de ton temple !

Alleluia Alleluia Alleluia

Ta justice nous répond par des prodiges, Dieu notre sauveur,  espoir des horizons de la terre et des rives lointaines.

Alleluia Alleluia Alleluia

Saint Evangile selon Jean 21, 14-25

14 C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.

15 Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »

16 Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »

17 Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.

18 Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »

19 Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

20 S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »

21 Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »

22 Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. »

23 Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? »

24 C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai.

25 Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

 

A la fin de la liturgie, pain sera béni et partagé entre les participants (avec les précautions sanitaires voulues).

PRÊTRE : Gloire à toi qui nous as montré la lumière.

CHŒUR : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre,
bienveillance parmi les hommes.
Nous te chantons, nous te bénissons, nous t’adorons,
nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ta grande gloire.
Seigneur, Roi céleste, Dieu et Père tout-puissant ;
Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, et Saint-Esprit ;
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père,
Toi qui ôtes le péché du monde, aie pitié de nous ;
Toi qui ôtes les péchés monde, reçois notre prière ;
Toi qui sièges à la droite du Père, aie pitié de nous.
Car tu es le seul Saint, le seul Seigneur,
Jésus Christ, à la gloire de Dieu le Père. Amen.

Chaque jour je te bénirai et louerai ton Nom dans les siècles des siècles.
Daigne, Seigneur, nous garder ce jour sans péché.
Tu es béni, Seigneur, Dieu de nos pères,
et ton Nom est loué et glorifié dans les siècles. Amen.

Que ta miséricorde, Seigneur, soit sur nous,
comme nous avons espéré en toi.
Tu es béni, Seigneur, enseigne-moi tes jugements. (3 fois)

Seigneur, tu as été pour nous un refuge d’âge en âge.
J’ai dit Seigneur, aie pitié de moi,
guéris mon âme, car j’ai péché contre toi.
Seigneur, je me suis réfugié auprès de toi,
enseigne-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu.
Car auprès de toi est la source de la vie,
dans ta lumière nous verrons la lumière.
Étends ta miséricorde sur ceux qui te connaissent.

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit,
et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Saint Immortel, aie pitié de nous.

Et plus solennellement :

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous. PRÊTRE : Inclinons la tête devant le Seigneur.

CHŒUR : Devant toi, Seigneur.

PRÊTRE : Seigneur très-saint, toi qui habites les hauteurs, et te penches vers ce qui est humble ; de ton regard partout présent, tu veilles sur toute créature. Nous nous inclinons, âme et corps, devant toi, et nous t’implorons : ô Saint des saints, de ta sainte demeure, étends ta main que nul ne peut voir, et donne à tous ta bénédiction. Et tous les péchés que nous avons commis de plein gré ou sans le vouloir, pardonne-les-nous, en ta bonté et ton amour des hommes, et accorde-nous tes biens terrestres et célestes.

Car il t’appartient de nous faire miséricorde et de nous sauver, ô Christ notre Dieu, et nous te rendons gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

CHŒUR : Amen.

Par les prières de nos saints Pères, Seigneur Jésus Christ, aie pitié de nous.

 

 

DIMANCHE DU CINQUANTIEME JOUR DE PAQUES : LA PENTECOTE

FETE DE LA TRES SAINTE TRINITE (31 mai)

La Pentecôte a été longtemps une fête agricole organisée pour remercier Dieu pour la moisson et tous les dons qui en découlent. Du coup, les croyants ont réalisé que le don était chargé de quelque chose de beaucoup plus grand : la vie que Dieu veut pour nous est bien plus que manger et boire aujourd’hui, même si cela est indispensable. Appelés à vivre avec Dieu toujours et pour toujours, on a ressenti que le don était l’appel à entrer dans la démarche de Dieu : tous les cinquante ans, une année jubilaire permettait à la terre de se reposer, de rendre la terre à ses premiers occupants, à éteindre les dettes, à libérer les esclaves.

Ceci nous entraîne sur les chemins de la repentance et du pardon ; d’une vie communautaire harmonieuse dans le partage et la confiance.

Ce n’est pas simple et le cœur humain a besoin d’être circoncis pour vivre à la façon de Dieu. Jésus est justement monté au Ciel pour envoyer l’eau vive du Saint-Esprit d’auprès de notre Père, Dieu. Lui nous régénère, nous permet une nouvelle naissance à la manière de Jésus Christ. Lui nous permet de voir et agir avec les yeux et le cœur de Dieu, d’adorer en esprit et en vérité.

L’événement de la Pentecôte nous permet de contempler comment est notre Dieu, nous qui sommes créés à son image. Père et Fils et Esprit. Dieu unique mais pas solitaire. Communion totale en toute vérité, joie et beauté.

L’humilité et l’authenticité reçues de Dieu nous font percevoir à quel point nous lui sommes étrangers car nous ne vivons que peu au niveau de la Sainte Trinité. Le Père et le Fils et l’Esprit déploient sans arrêt un amour total de l’un envers l’autre fait de liberté, d’élan, de beauté et aussi de renoncement à soi total.

Il est naturel que ce soit donc aujourd’hui que nous célébrions la Fête de la Très Sainte Trinité.

Le Saint Esprit nous pousse donc à nous mettre sur la longueur d’onde de Dieu en écoutant sur sa montagne les Dix Paroles, en y mettant dans notre cœur les paroles des Béatitudes aussi. Le genre de vie de Dieu, ses valeurs, nous sont enseignés petit à petit et on s’aperçoit vite qu’on ne va pas y arriver ! Réaliser cela nous fait mal et pourrait nous désespérer si le prophète Ezéchiel ne nous avait pas avertis que le Seigneur veut notre vie, pas notre mort.

Prière, vérité, conversion produisent la paix, la liberté, la confiance et le souhait d’être toujours avec Dieu. Ils poussent aux œuvres de charité et à la communion car le Saint Esprit rassemble les amis de Jésus dans toute leur diversité, quelques soient leurs « appartenances », et en fait comme des icônes de l’unité entre chrétiens, Eglises et au-delà, comme le voyait Paul Couturier. Car l’amour de Dieu, qui nous connaît pour ce que nous sommes, irrigue toute création et il veut faire de nous ses ambassadeurs de paix et d’unité, ses moissonneurs tout autant que ses moissonnés.

 

DIMANCHE DE PENTECÔTE

 

La personne qui préside dit :

Par les prières de nos saints pères, Seigneur Jésus Christ notre Dieu, aie pitié de nous.

LECTEUR : Amen. Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi.

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel,
aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit,
maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Très Sainte Trinité, aie pitié de nous.
Seigneur, remets nos péchés.
Maître, pardonne nos iniquités.
Saint, visite-nous et guéris nos infirmités,
à cause de ton Nom.

Kyrie eleison. (3 fois)
Gloire au Père… Maintenant…

Notre Père qui es aux cieux,
que ton Nom soit sanctifié, que ton règne arrive,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés
et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du malin.

LECTEUR : Amen. Kyrie eleison. (12 fois)
Gloire au Père… Maintenant…

 

Stichères

Ton  1

Fêtons la Pentecôte et la venue de l’Esprit ; / en elle la promesse s’accomplit / et l’espérance est réalisée. / Mystère vénérable et rempli de majesté ! / Aussi nous te crions : / Créateur de l’univers / et Seigneur, gloire à toi.

Par les langues des païens / tu rénovas tes Disciples, Seigneur, / afin qu’en ces langues ils te proclament / comme le Dieu et le Verbe immortel / qui accorde à nos âmes la grande miséricorde.

Toute grâce vient du saint Esprit : / il est la source des prophéties, / il initie les prêtres et confère la sagesse aux illettrés, / il transforme en théologiens de simples pêcheurs / et tout entière il affermit / l’Église rassemblée. / Paraclet consubstantiel au Père et au Fils / et partageant un même trône avec eux, / Seigneur, gloire à toi.

Ton 2

Nous avons vu la lumière véritable, / nous avons reçu l’Esprit céleste, / nous avons trouvé la vraie foi / en adorant l’indivisible Trinité, / car c’est elle qui nous a sauvés.

Par les Prophètes, Sauveur, / tu nous annonças la voie du salut, / en tes Apôtres a brillé / la grâce de ton Esprit, / car avant les siècles tu es Dieu / et le demeures après eux : / pour les siècles tu es notre Dieu.

Sauveur du monde, en tes parvis / je veux te chanter et fléchir le genou, / devant ton invincible puissance me prosternant, / le soir, le matin et à midi, / et en tout temps je te bénirai, Seigneur.

Seigneur, en tes parvis / nous les fidèles, fléchissant / les genoux de nos âmes et de nos corps, / nous te chantons, Père éternel, / avec ton Fils coéternel / et ton Esprit très-saint / qui, partageant la même éternité, / éclaire nos âmes et les sanctifie.

Chantons le Père et le Fils, / avec le saint Esprit consubstantielle Trinité, / car ainsi l’ont proclamée / les Prophètes de tout temps, / les Apôtres et les saints Martyrs.

Gloire au Père… Maintenant, ton 8

Venez, tous les peuples, adorons / en trois personnes l’unique Dieu : / dans le Père, le Fils avec le saint Esprit ; / car le Père engendre le Fils hors du temps, / partageant même trône et même éternité, / et l’Esprit saint est dans le Père, glorifié avec le Fils : / une seule puissance, une seule divinité, / un seul être devant qui / nous tous, les fidèles, nous prosternons en disant : / Dieu saint qui as tout créé par le Fils / avec le concours du saint Esprit, / Dieu saint et fort par qui le Père nous fut révélé / et par qui le saint Esprit en ce monde est venu ; / Dieu saint et immortel, Esprit consolateur / qui procèdes du Père et reposes dans le Fils, / Trinité sainte, gloire à toi.

Prokimen, ton 6 : Le Seigneur règne, / revêtu de majesté.

Versets : 1. Le Seigneur s’est revêtu de puissance, il l’a nouée comme ceinture à ses reins.
2. Tu fixas l’univers, inébranlable, ton trône est stable pour toujours.
3. À ta demeure convient la sainteté, Seigneur, pour la suite des jours.

Lecture des Nombres (11, 16-17, 24-29)

Le Seigneur dit à Moïse : Assemble-moi soixante-dix hommes parmi les anciens d’Israël, ceux que tu connais pour être des anciens et des scribes du peuple ; amène-les à la Tente de Réunion, où ils se tiendront avec toi. Je descendrai m’entretenir avec toi, et je prendrai de l’esprit qui est sur toi pour le mettre sur eux, afin qu’ils portent avec toi la charge de ce peuple et que tu ne sois plus seul à le porter.

Moïse assembla soixante-dix hommes parmi les anciens du peuple et les plaça autour de la Tente. Le Seigneur descendit dans la nuée et parla à Moïse ; il prit une part de l’esprit qui était sur lui, pour le mettre sur les soixante-dix anciens. Quand l’Esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent, mais ils ne recommencèrent pas. Deux hommes étaient restés dans le camp : l’un s’appelait Eldad et l’autre Modad ; et l’Esprit reposa sur eux. Ils avaient été désignés, mais n’étaient pas venus à la Tente : Ils se mirent à prophétiser dans le camp. Un jeune homme courut l’annoncer à Moïse et lui dit : Eldad et Modad prophétisent dans le camp ! Alors Josué, fils de Noun, qui depuis sa jeunesse servait Moïse, prit la parole et dit : Seigneur Moïse, empêche-les ! Moïse lui répondit : Serais-tu jaloux pour moi ? Combien je voudrais que tout le peuple du Seigneur fût prophète et que le Seigneur leur donnât son Esprit !

Lecture de la prophétie de Joël (2, 23-32)

Ainsi parle le Seigneur : Fils de Sion, soyez dans l’allégresse, réjouissez vous dans le Seigneur votre Dieu, car il vous donne la pluie d’automne au temps convenable et fait descendre pour vous les ondées, celles d’automne et celles du printemps, comme jadis. Les aires se rempliront de froment, les cuves déborderont de vin et d’huile fraîche. Je vous revaudrai les années qu’ont dévorées la sauterelle et le criquet, la locuste et la chenille, cette grande armée que j’avais envoyée contre vous. Vous mangerez à satiété et louerez le nom du Seigneur votre Dieu, qui fit pour vous des merveilles ; et pour les siècles mon peuple n’aura plus à rougir. Vous saurez que je suis au milieu d’Israël, que je suis le Seigneur votre Dieu et qu’il n’y en a point d’autre ; et pour les siècles mon peuple n’aura plus à rougir.

Et voici, après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens auront des songes, vos jeunes gens des visions. Même sur les esclaves et les servantes, en ces jours-là, je répandrai mon Esprit. Je produirai des signes dans le ciel et sur la terre, sang et feu, colonnes de fumée. Le soleil en ténèbres se changera et la lune en sang, avant que ne vienne le jour du Seigneur, grand et redoutable. Qui invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

Lecture de la prophétie d’Ézéchiel (36, 24-28)

Ainsi parle le Seigneur : Je vous tirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays étrangers et vous ramènerai sur votre sol. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés de toutes vos souillures, et de toutes vos idoles je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau, j’ôterai de votre chair le cœur de pierre et vous donnerai un cœur de chair. En vous je mettrai mon Esprit et je ferai en sorte que vous marchiez selon mes lois, observant mes ordonnances et les mettant en pratique. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères, vous serez mon peuple et je serai votre Dieu.

 

Apostiches ton 6

Comme elles ignoraient la puissance de l’Esprit très-saint / communiquée à tes Apôtres, Seigneur, / les foules prirent pour ivresse le changement / qui fut opéré en leur langue ; / mais nous que leur parole a confirmés / sans cesse, Ami des hommes, nous te prions ainsi : / n’éloigne pas de nous ton saint Esprit.

Ô Dieu, crée en moi un cœur pur, / en mon sein renouvelle un esprit de droiture.

Seigneur, l’effusion du saint Esprit, / remplissant tes Apôtres, les a rendus / capables de parler les langues des nations ; / et pour ivresse fut tenu / ce prodige parmi les incroyants, / mais aux fidèles il procure le salut ; / de sa lumière rends-nous dignes, nous aussi, / Ami des hommes, nous t’en prions.

Ne me rejette pas loin de ta face, / ne retire pas de moi ton Esprit saint.

Roi céleste, Consolateur, / Esprit de vérité, / partout présent et remplissant l’univers, / trésor de grâces qui donnes la vie, / viens et demeure en nous, / purifie-nous de tout ce qui est vil / et sauve nos âmes, ô Dieu de bonté.

Gloire au Père… Maintenant, ton 8

Les langues, jadis confondues / à cause de l’audace des bâtisseurs, / maintenant sont remplies de sagesse par la glorieuse connaissance de Dieu ; / jadis le Seigneur condamna / pour leur péché les impies, / maintenant le Christ illumine par l’Esprit les pêcheurs ; / jadis en châtiment fut opérée / la division entre les langues : / entre elles maintenant se renouvelle l’harmonie / pour le salut de nos âmes.

 

Tropaire, ton 8

Béni sois-tu, ô Christ notre Dieu, / toi qui fis descendre sur tes Apôtres le saint Esprit, / transformant par ta sagesse de simples pêcheurs / en pêcheurs d’hommes dont les filets prendront le monde entier. / Seigneur ami des hommes, gloire à toi.

 

Cathisme I, ton 4

En cette fête d’achèvement, / fidèles, célébrons joyeusement / la Pentecôte, où s’accomplit / la promesse du Christ, / car en ce jour le feu du Paraclet / descend sur terre sous forme de langues / et les Disciples illuminés / sont initiés aux mystères du ciel : / voici la lumière du Paraclet brillant sur l’univers.

Cathisme II, ton 4

La source de l’Esprit est descendue / sur les hommes en fleuve de feu, / sur les Apôtres illuminés, / en rosée spirituelle ; / elle leur fut une nuée distillant le feu, / une flamme de lumière et de fraîcheur ; / en eux la grâce nous fut donnée / par le feu et par l’eau : / voici la lumière du Paraclet brillant sur l’univers.

 

Mégalynaire

Nous te magnifions, / ô Christ source de vie, / et nous vénérons ton Esprit très-saint / que tu envoyas du Père / sur tes Apôtres divins.

Versets :

1. Les cieux racontent la gloire de Dieu, / l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce.

2.            Par la parole du Seigneur les cieux furent affermis / et par le souffle de sa bouche toute leur puissance.

3.            Du haut des cieux le Seigneur regarde, / il voit tous les fils des hommes.

4.            Il inclina les cieux et descendit, / il y avait une épaisse nuée sous ses pieds.

5.            Tous les confins de la terre, / se souvenant, reviendront vers le Seigneur.

6.            Devant lui se prosterneront / toutes les familles des nations.

7.            Par toute la terre a retenti leur message, / leur parole, jusqu’aux limites du monde.

8.            Tu envoies ton Esprit, ils sont créés, / tu renouvelles la face de la terre.

9.            Que ton Esprit, dans sa bonté, / me conduise par le droit chemin.

10.          Ô Dieu, crée en moi un cœur pur, / en mon sein renouvelle un esprit de droiture.

11.          Ne me rejette pas loin de ta face, / ne retire pas de moi ton Esprit saint.

12.          Rends-moi la joie de ton salut, / et que me soutienne un Esprit souverain.

13.          Le Seigneur donne force à son peuple, / le Seigneur bénit son peuple dans la paix.

Gloire au Père… Maintenant…

Alléluia, Alléluia, Alléluia, gloire à toi, ô Dieu (3 fois).

Cathisme, ton 8

Ô Christ, après ta Résurrection du tombeau / et ta divine Ascension au plus haut des cieux, / tu fis descendre ta gloire sur les témoins de ta divinité / et dans le cœur de tes Disciples tu renouvelas un Esprit de vérité : c’est pourquoi, telle une harpe aux sons mélodieux / mystiquement, sous l’effet du plectre divin, / pour l’univers ils ont fait retentir, / Sauveur, ton enseignement et ton œuvre de salut.

 

Kondakion, ton 8

Ayant confondu les langues de l’univers, / le Seigneur du haut des cieux dispersa les nations ; / mais en partageant les langues de feu / il invite tous les hommes à l’unité, / et tous ensemble nous glorifions le très-saint Esprit.

Ikos

Accorde à tes serviteurs, ô Jésus, un prompt et ferme réconfort, / dans la tristesse où se trouvent nos esprits ; / n’abandonne pas nos âmes dans l’affliction, / ne t’éloigne pas de nos cœurs éprouvés, mais sans cesse préviens-nous. / Viens tout près de nous, Seigneur partout présent ; / à ceux qui t’aiment demeure uni, dans ta bonté, / comme à tes Apôtres tu le fus en tout temps ; / afin qu’unis à toi nous puissions chanter / et glorifier ton Esprit très-saint.

Synaxaire

Ce jour, huitième dimanche de Pâques, nous fêtons la sainte Pentecôte.

Par un vent violent, aux Apôtres le Christ
sous les langues de feu donne le saint Esprit.

Cette fête aussi, nous l’avons héritée des Hébreux et de leurs livres. De même qu’ils célèbrent leur Pentecôte pour honorer le chiffre sept et parce que cinquante jours après la Pique ils ont reçu la Loi, de même nous aussi, en fêtant les cinquante jours après la Pâque, nous recevons le très-saint Esprit, qui donne la loi nouvelle, mène à l’entière vérité et accomplit la volonté de Dieu.

Il faut savoir que les anciens hébreux avaient trois fêtes : la Pâque, la Pentecôte et la Scénopégie (fête des tabernacles). La Pâque, ils la faisaient en souvenir de la traversée de la mer Rouge. La Pâque signifie Passage. Une telle fête préfigurait la nôtre : le passage, la montée du ténébreux péché au Paradis.

La Pentecôte, ils la célébraient en souvenir de ce qu’ils avaient souffert dans le désert, se rappelant comment ils avaient été conduits, par de multiples épreuves, à la terre de la promesse, car c’est alors qu’ils avaient goûté les fruits, le froment et le vin. Elle montrait déjà le malheur de notre incrédulité et notre entrée dans l’Église : c’est alors que nous aussi, nous avons communié au corps et au sang du Maître. Les uns disent que pour cette raison la Pentecôte fut célébrée chez les Hébreux. Les autres disent que c’est en l’honneur des cinquante jours où Moise a jeûné avant de recevoir la Loi écrite par Dieu. En ce cas, on fait aussi mémoire du sacrifice offert au veau d’or et des autres actions accomplies par Moïse lorsqu’il monta sur la montagne et qu’il en descendit. D’autres sont d’avis que la Pentecôte a été imaginée par les Hébreux en l’honneur du chiffre sept comme il a été dit : car, multiplié par sept, il donne cinquante moins un. Cette cinquantaine ne se respecte pas seulement par rapport aux jours, mais encore aux années : de là est né chez eux le Jubilé, qui a lieu après sept fois sept ans. Alors, ils laissent la terre sans semences, ils accordent du repos aux animaux et ils obligent les acheteurs à libérer leurs esclaves.

La troisième fête, c’est ha Scénopégie, fêtée après la récolte des fruits, c’est-à-dire cinq mois après la fête de Pâques. On la célèbre en souvenir du jour où Moïse planta pour la première fois la Tente qu’il avait contemplée dans la nuée sur le mont Sinaï et qui avait été fabriquée par l’architecte Béséléel. Eux aussi, ils font des tentes, des tabernacles, ils vivent dans les champs et, rendant grâces à Dieu, ils récoltent les fruits de leurs peines. C’est là également que David semble avoir écrit ses psaumes (8, 80, 83) sur « Les pressoirs » (la gitthienne).

Ce tabernacle est l’image de notre résurrection des morts, lorsqu’ayant détruit notre demeure corporelle et planté une habitation nouvelle, nous jouirons des fruits de nos peines, jubilant dans les demeures éternelles.

Il faut savoir que ce même jour, alors qu’on célébrait la Pentecôte, l’Esprit saint descendit sur les Disciples. Puis il a semblé bon aux saints Pères de diviser en deux cette fête, vu la grandeur de l’Esprit très-saint et vivifiant, l’un de la sainte Trinité, principe de vie. Voici pourquoi nous aussi, nous parlerons demain de la descente de l’Esprit saint.

Par les prières de tes Apôtres, Christ notre Dieu, aie pitié de nous. Amen.

Exapostilaire, ton 3

Esprit très-saint qui procèdes du Père / et par le Fils es venu / sur les Disciples illettrés, / sauve et sanctifie tous ceux qui te reconnaissent comme Dieu.

Gloire… Esprit très-saint qui procèdes du Père / et par le Fils es venu / sur les Disciples illettrés, / sauve et sanctifie tous ceux qui te reconnaissent comme Dieu.

Et maintenant… Lumière est le Père, lumière le Verbe, / lumière aussi le saint Esprit / envoyé sur les Apôtres / sous la forme de langues de feu / et par lui le monde entier reçoit / au baptême la clarté / pour adorer la sainte Trinité.

Laudes, ton 4

Tous les peuples ont vu / des merveilles en ce jour / dans la cité de David, lorsque l’Esprit saint descendit / sous la forme de langues de feu, / comme saint Luc nous l’a rapporté : / les Disciples du Christ se trouvant réunis, / soudain retentit du ciel un fracas, / une violente bourrasque de vent, et ce bruit remplit / toute la maison où ils siégeaient ; / et tous, ils se mirent à parler / en langues étrangères, pour enseigner / la doctrine nouvelle de la sainte Trinité. (2 fois)

L’Esprit saint, qui est, qui était, qui sera toujours, / sans principe ni fin, / jouit du même rang que le Père et le Fils ; / il est la Vie, le Seigneur, vivifiant, / la lumière et la source de la clarté ; / il est le bien, le trésor de bonté ; / par lui le Père est connu et le Fils glorifié ; / à tous il révèle l’unique puissance et l’intime union, / la même adoration de la sainte Trinité. (2 fois)

L’Esprit saint, lumière et vie, / eau vive qui jaillit mystiquement, / Esprit de sagesse, de science, de bonté, / droiture, intelligence souveraine purifiant les péchés ; / il est Dieu et nous déifie ; / feu jaillissant du feu, / parlant et agissant, / il répand les charismes venant de Dieu ; / par lui tous les Prophètes et les Apôtres divins / ont reçu la couronne en compagnie des Martyrs ; / étrange vision, prodige inouï : / le feu se divise pour le partage des dons. (2 fois)

Gloire au Père… Maintenant, ton 6

Roi céleste, Consolateur, / Esprit de vérité, / partout présent et remplissant l’univers, / trésor de grâces qui donnes la vie, / viens et demeure en nous, / purifie-nous de tout ce qui est vil / et sauve nos âmes, ô Dieu de bonté.

Grande Doxologie. Tropaire de Pentecôte (page ). Litanies et Congé.

Congé : Celui qui sous forme de langues de feu envoya du ciel le très-saint Esprit sur ses saints Disciples et Apôtres, le Christ notre vrai Dieu…

 

Prokimenon, ton 8

Par toute la terre a retenti leur message, / leur parole jusqu’aux limites du monde.

Verset : Les cieux racontent la gloire de Dieu, l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce.

Lecture des Actes des Apôtres (2, 1-11)

Lorsqu’arriva le jour de la Pentecôte, les Apôtres se trouvaient tous ensemble dans un même lieu. Soudain retentit depuis le ciel un bruit pareil à un souffle violent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître une sorte de feu, qui se partageait en langues, pour se poser sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit saint et se mirent à parler en d’autres langues, chacun s’exprimant selon le don de l’Esprit.

Or il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui se produisit, ils se rassemblèrent en foule, et chacun eut la stupéfaction de les entendre parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils se disaient tous, les uns aux autres : Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Nous qui sommes Parthes, Mèdes ou Élamites, qui habitons la Mésopotamie, la Judée ou la Cappadoce, le Pont, l’Asie, la Phrygie, la Pamphylie ou l’Égypte, Libyens de Cyrénaïque, Romains résidant ici, Juifs de naissance ou prosélytes, Crétois ou Arabes, tous, nous les entendons en notre propre langue proclamer les merveilles de Dieu !

 

Alléluia, alléluia, alléluia, ton 1

Alléluia, alléluia, alléluia
Par la parole du Seigneur les cieux furent affermis et par le souffle de sa bouche, toutes leurs puissances.
Alléluia, alléluia, alléluia
Du haut des cieux le Seigneur regarde : il voit tous les fils des hommes.
Alléluia, alléluia, alléluia

Saint Evangile selon Jean 7,37-52 ; 8,12.

37 Au jour solennel où se terminait la fête, Jésus, debout, s’écria : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive,

38 celui qui croit en moi ! Comme dit l’Écriture : De son cœur couleront des fleuves d’eau vive. »

39 En disant cela, il parlait de l’Esprit Saint qu’allaient recevoir ceux qui croiraient en lui. En effet, il ne pouvait y avoir l’Esprit, puisque Jésus n’avait pas encore été glorifié.

40 Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »

41 D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ?

42 L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »

43 C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.

44 Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.

45 Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »

46 Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »

47 Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?

48 Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?

49 Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »

50 Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit :

51 « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »

52 Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »

12 De nouveau, Jésus leur parla : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »

 

Nous célébrerons une partie de l’office du soir :

LE DIMANCHE SOIR À VÊPRES

Office de la Génuflexion

Le jour de la Pentecôte, le dimanche soir à Vêpres, on prépare des bouquets de feuillage et de fleurs.

La personne qui préside dit : Par les prières de nos saints pères, Seigneur Jésus Christ notre Dieu, aie pitié de nous.

LECTEUR : Amen. Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi.

Roi céleste, Paraclet, Esprit de vérité,
Toi qui es partout présent et qui remplis tout,
Trésor de biens et donateur de vie,
Viens et demeure en nous,
Purifie-nous de toute souillure et sauve nos âmes, toi qui es bon.

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel,
aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit,
maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Très Sainte Trinité, aie pitié de nous.
Seigneur, remets nos péchés.
Maître, pardonne nos iniquités.
Saint, visite-nous et guéris nos infirmités,
à cause de ton Nom.

Kyrie eleison. (3 fois)
Gloire au Père… Maintenant…

Notre Père qui es aux cieux,
que ton Nom soit sanctifié, que ton règne arrive,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés
et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du malin.

LECTEUR : Amen. Kyrie eleison. (12 fois)
Gloire au Père… Maintenant…

Lucernaire, ton 4

Tous les peuples ont vu / des merveilles en ce jour / dans la cité de David, lorsque l’Esprit saint descendit / sous la forme de langues de feu, / comme saint Luc nous l’a rapporté : / les Disciples du Christ se trouvant réunis, / soudain retentit du ciel un fracas, / une violente bourrasque de vent, et ce bruit remplit / toute la maison où ils siégeaient ; / et tous, ils se mirent à parler / en langues étrangères, pour enseigner / la doctrine nouvelle de la sainte Trinité.

L’Esprit saint, qui est, qui était, qui sera toujours, / sans principe ni fin, / jouit du même rang que le Père et le Fils ; / il est la Vie, le Seigneur, vivifiant, / la lumière et la source de la clarté ; / il est le bien, le trésor de bonté ; / par lui le Père est connu et le Fils glorifié ; / à tous il révèle l’unique puissance et l’intime union, / la même adoration de la sainte Trinité.

L’Esprit saint, lumière et vie, / eau vive qui jaillit mystiquement, / Esprit de sagesse, de science, de bonté, / droiture, intelligence souveraine purifiant les péchés ; / il est Dieu et nous déifie ; / feu jaillissant du feu, / parlant et agissant / il répand les charismes venant de Dieu ; / par lui tous les Prophètes et les Apôtres divins / ont reçu la couronne en compagnie des Martyrs ; / étrange vision, prodige inouï : / le feu se divise pour le partage des dons.

Gloire au Père… Maintenant, ton 6

Roi céleste, Consolateur, / Esprit de vérité, / partout présent et remplissant l’univers, / trésor de grâces qui donnes la vie, / viens et demeure en nous, / purifie-nous de tout ce qui est vil / et sauve nos âmes, ô Dieu de bonté.

 

Prokimenon, ton 7

Quel dieu est grand comme notre Dieu ? Tu es le Dieu qui fait des merveilles.

Quel dieu est grand comme notre Dieu ? Tu es le Dieu qui fait des merveilles.

1. Parmi les peuples tu as manifesté ta puissance.
Quel dieu est grand comme notre Dieu ? Tu es le Dieu qui fait des merveilles.

2. Je me souviens des œuvres du Seigneur, je me souviens d’autrefois, de tes merveilles. 3. Je contemple toutes tes œuvres et sur tes hauts laits je médite.

Quel dieu est grand comme notre Dieu ? Tu es le Dieu qui fait des merveilles.

Quel dieu est grand comme notre Dieu ? Tu es le Dieu qui fait des merveilles.

Aussitôt après le prokimenon:

Prions encore le Seigneur en fléchissant les genoux.

Kyrie eleison (3 fois).

On se met à genoux, la tête découverte.

Seigneur immaculé, incorruptible, infini, invisible, inaccessible, inexplicable, immuable, insurpassable, incommensurable, indulgent, qui seul possèdes l’immortalité et qui habites une lumière inaccessible ; qui as fait le ciel et la terre, et la mer et tout ce qu’ils renferment, qui satisfais toute demande, avant même qu’elle ne soit formulée ; nous te prions et te supplions, Maître ami des hommes, Père de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ : pour nous les hommes et pour notre salut il est descendu des cieux, a pris chair du saint Esprit et de Marie, la toujours-vierge et glorieuse Mère de Dieu ; tout d’abord, il nous instruisit par ses paroles, ensuite il nous donna l’exemple de ses œuvres : lorsqu’arriva sa Passion salvatrice, à nous ses humbles serviteurs, indignes et pécheurs, il montra comment il faut prier, en courbant la tête et en fléchissant les genoux, pour nos propres péchés et pour ceux du peuple. Toi donc, Seigneur compatissant et ami des hommes, écoute-nous en ce jour de la Pentecôte, où notre Seigneur Jésus Christ, après être monté aux cieux et s’être assis à la droite de Dieu son Père, envoya le saint Esprit sur ses Disciples et Apôtres ; et l’Esprit reposa sur chacun d’eux, et tous, ils furent remplis de sa grâce inépuisable, pour dire tes merveilles en d’autres langues et prophétiser.

Maintenant donc, écoute notre supplication et souviens-toi de nous, tes humbles serviteurs, si dignes de condamnation ; fais revenir nos âmes captives, toi dont la tendresse intercède pour nous, accueille-nous qui nous prosternons devant toi et te crions : «Nous avons péché.»

À toi nous fûmes confiés dès la naissance, dès le sein maternel c’est toi notre Dieu. Mais comme un souffle nos jours se sont évanouis, nous sommes dépouillés de ton soutien, privés de toute défense. Aussi, mettant notre confiance dans ta bonté, nous crions : ne te souviens pas des péchés de notre jeunesse, ni de nos égarements, purifie-nous de nos fautes cachées, ne nous rejette pas au temps de la vieillesse, ne nous abandonne pas quand déclinera notre vigueur ; avant notre retour en terre accorde-nous la conversion, entoure-nous de grâce et de bienveillance. Regarde nos péchés selon la mesure de ta bonté oppose l’océan de ta miséricorde à la multitude de nos fautes. Du haut de ta demeure sainte, Seigneur, considère ton peuple, qui attend de toi l’abondance de ta miséricorde, protège-nous, dans ta bonté, délivre-nous de l’emprise du mal, fortifie notre vie par tes lois saintes et sacrées. Qu’un Ange fidèle soit le gardien de ton peuple ; rassemble-nous tous en ton royaume ; accorde le pardon à ceux qui espèrent en toi ; à eux comme à nous pardonne tout péché ; purifie-nous par la puissance de ton saint Esprit, déjoue les entreprises de l’ennemi contre nous.

Il ajoute cette prière :

Tu es béni, Seigneur, Maître tout-puissant, qui fais briller le jour de l’éclat du soleil et illumines la nuit à la clarté du feu ; toi qui nous as permis de traverser la durée de ce jour et de nous approcher du début de la nuit, écoute notre prière et celle de tout ton peuple ; pardonne-nous nos fautes volontaires et involontaires, reçois notre prière vespérale et envoie sur ton héritage l’abondance de ta pitié et de ta miséricorde. Protège-nous de tes saints Anges comme d’un rempart, couvre-nous du bouclier de ta justice, entoure-nous de ta vérité ; défends-nous par ta puissance, délivre-nous de toute embûche et machination de l’ennemi. Accorde-nous en outre que la présente soirée et la nuit qui vient soient parfaites, saintes, paisibles et sans péché, exemptes de scandale et de mauvais songes, comme du reste tous les jours de notre vie. Nous te le demandons par les prières de la sainte Mère de Dieu et de tous les Saints qui t’ont plu depuis les siècles.

Amen.

Prions encore le Seigneur en fléchissant les genoux.

Kyrie eleison (3 fois).

On se met à genoux, la tête découverte.

La deuxième prière :

Seigneur Jésus Christ notre Dieu, qui as donné la paix aux hommes, tu accompagnes encore notre vie et toujours tu accordes aux croyants le don du très-saint Esprit, en vue de l’héritage qui ne nous sera pas enlevé. En ce jour, tu as envoyé plus manifestement cette grâce à tes disciples et Apôtres, purifiant leurs lèvres par les langues de feu. Par eux, nous tous, les humains, ayant reçu et entendu en notre propre langue la connaissance de Dieu, nous avons été illuminés par la lumière de l’Esprit et délivrés des ténèbres de l’erreur. Grâce au partage visible des langues de feu et par une force surnaturelle, nous avons appris à croire en toi, à te confesser avec le Père et le saint Esprit comme une seule divinité, une seule puissance, une seule majesté. Toi donc, reflet du Père, empreinte inaltérable et immuable de sa substance et de sa nature, source de grâce et de sagesse, ouvre aussi mes lèvres pécheresses, apprends-moi comment et pourquoi je dois prier. Car tu es celui qui connaît la grande multitude de mes péchés, mais ta miséricorde surpassera leur immensité. Voici que je me tiens devant toi, saisi de crainte, versant le désespoir de mon âme dans l’océan de ton amour. Gouverne ma vie, toi dont le verbe et la puissance ineffable de ta sagesse gouvernent toute la création. Prends le gouvernail de ma vie, toi le havre paisible de ceux que menace la tempête. Dirige ma vie et fais-moi connaître la route à suivre. Accorde à mes pensers l’Esprit de ta sagesse, à mon manque de sens l’Esprit de ta connaissance, à mes œuvres de rien l’Esprit de ta crainte, renouvelle en mon cœur un Esprit de droiture, un Esprit souverain soutienne ma pauvre âme !

Afin que, chaque jour, conduit vers le bien par ton Esprit de bonté, je puisse accomplir tes commandements et me souvenir sans cesse de ta glorieuse parousie, où tu scruteras nos actions. Ne permets pas que je sois effleuré par les plaisirs corrompus de ce monde, mais donne-moi la force de tendre à la jouissance des trésors futurs.

Toi-même, Seigneur, tu as dit que tout ce qui sera demandé en ton nom sera tout de suite accordé par le Dieu et Père dont tu partages l’éternité. Et moi, tout pécheur que je suis, en ce jour où descend ton Esprit saint j’implore ta bonté : accorde-moi tout ce que je demande en vue du salut. Oui, Seigneur, auteur de tout bienfait, en ta bienveillance et ta libéralité, c’est toi qui accordes en surabondance ce que nous demandons. Tu es le Dieu compatissant et plein d’amour qui a voulu communier à notre condition charnelle sans en connaître le péché, tu infléchis ton cœur vers ceux qui fléchissent les genoux devant toi, et tu t’es fait propitiation pour nos offenses.

Toi donc, Seigneur accorde à ton peuple la plénitude de ton amour, exauce-nous du haut de ton ciel très-saint, sanctifie-nous par la puissance de ta main salvatrice, mets-nous à l’ombre de tes ailes, ne méprise pas l’œuvre de tes mains. Contre toi seul nous avons péché, mais tu es aussi le seul que nous servons, nous ne savons pas nous prosterner devant un dieu étranger ni lever les mains vers un autre dieu. Seigneur, efface nos transgressions et, recevant notre prière à genoux, étends vers nous tous une main secourable, accepte notre prière unanime comme un encens d’agréable odeur, montant devant le trône royal de ton immense bonté.

Il ajoute cette prière :

Seigneur, Seigneur, tu nous délivres de la flèche qui vole de jour : délivre-nous aussi de toute œuvre perpétrée dans les ténèbres. Reçois le sacrifice vespéral de nos mains qui s’élèvent vers loi. Rends-nous dignes de parcourir l’étape de cette nuit sans encourir de reproche, sans être tentés par le mal. Délivre-nous de toute frayeur et de toute crainte produites en nous par le Démon. Accorde à nos âmes la componction, à nos pensées le souvenir de l’examen du terrible et juste jugement. Perce nos chairs des clous de ta crainte et mortifie nos membres attachés à la terre, afin que, dans le silence du sommeil, nous soyons éclairés par la vision de tes jugements. Éloigne de nous tout songe malsain et tout désir mauvais. Fais-nous lever à l’heure de la prière, fortifiés dans la foi et progressant dans la voie de tes commandements.

Prions encore le Seigneur en fléchissant les genoux.

Kyrie eleison (3 fois).

On se met à genoux.

La troisième prière :

Source vive et lumineuse et sans cesse jaillissante, force créatrice et coéternelle du Père, toi qui as accompli merveilleusement tout le plan divin pour le salut des mortels, ô Christ notre Dieu, qui as brisé les liens de la mort et les verrous de l’Enfer, après avoir terrassé la multitude des esprits mauvais ; toi qui t’es offert pour nous en victime sans tache, livrant en sacrifice ton corps immaculé, exempt de tout péché ; et qui, en cet ineffable et redoutable mystère, nous as procuré la vie éternelle ; toi qui, descendu aux Enfers, en brisas les verrous éternels et montras le chemin du ciel à ceux qui étaient assis dans les ténèbres ; toi dont la sagesse divine prit à l’hameçon le dragon de l’abîme, le prince du mal, et l’enchaînas dans l’opacité des séjours infernaux, dans le feu qui ne s’éteint et les ténèbres extérieures, où tu l’enfermas par ta puissance infinie ; Sagesse illustre du Père, ferme soutien des opprimés, lumière de ceux qui sont assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort ; toi, Seigneur d’immarcescible gloire, Fils bien-aimé du Père très-haut, Lumière éternelle de l’éternelle Lumière, Soleil de justice, écoute-nous qui te prions : donne le repos aux âmes de tes serviteurs, nos pères et frères défunts, nos autres parents selon la chair et tous nos frères dans la foi, dont nous faisons mémoire maintenant, car tu as le pouvoir sur toutes choses et tu tiens en tes mains les confins de la terre.

Maître tout-puissant, Dieu de nos Pères et Seigneur de miséricorde, créateur des mortels et des êtres immortels, de toute nature humaine qui vient au monde, puis se désintègre, de la vie et de la mort, du séjour ici-bas et du passage en l’au-delà, toi qui mesures aux créatures leur temps de vie et fixes le moment de la mort, qui fais descendre aux Enfers et qui en fais remonter, qui enchaînes en la faiblesse et libères en la force, qui règles le présent pour notre bien et diriges l’avenir en notre faveur, qui fais revivre par l’espérance de la résurrection ceux qu’a blessés l’aiguillon de la mort,

Toi-même, Seigneur de l’univers, notre Dieu et Sauveur, espoir des confins de la terre et de ceux qui sont loin sur mer, toi qui, en ce jour final, grandiose et salutaire de la Pentecôte, nous as révélé le mystère de la sainte, consubstantielle, coéternelle, indivisible, inconfusible Trinité et qui as préparé la descente et la venue de ton saint et vivifiant Esprit, répandu sur tes Apôtres sous la forme de langues de feu, en as fait les annonciateurs de notre sainte foi, les confesseurs et les hérauts de la véritable connaissance de Dieu ; toi qui, en cette fête éminemment parfaite et salutaire, as daigné recevoir nos prières d’intercession pour ceux que retiennent les Enfers, et qui nous as donné grandement l’espérance de te voir accorder aux défunts la délivrance des afflictions qui les accablent et leur soulagement : écoute nos prières malgré notre faiblesse et notre misère ; accorde aux âmes de tes serviteurs défunts le repos dans le séjour de la lumière, de la fraîcheur et de la paix, en un lieu d’où sont absents la peine, la tristesse et les gémissements ; place leurs âmes dans les tabernacles des justes, rends-les dignes de paix et de réconfort, car ce ne sont pas les morts qui te loueront, Seigneur, ni les captifs de l’Enfer qui auront l’audace de confesser ton nom ; mais nous, les vivants, nous te bénissons et te supplions, nous t’offrons nos prières d’intercession et nos sacrifices d’expiation pour leurs âmes.

Il ajoute cette prière :

Dieu éternel et plein de majesté, saint et ami des hommes, qui en cette heure nous as jugés dignes d’être admis en la présence de ta gloire inaccessible pour chanter et louer tes merveilles, montre ta miséricorde envers nous, tes indignes serviteurs ; accorde-nous la grâce de t’offrir sans cesse d’un cœur contrit la louange du Trois-fois-saint et l’action de grâces pour les immenses bienfaits qu’en notre faveur tu accomplis en tout temps. Souviens-toi, Seigneur, de notre faiblesse, ne nous perds pas à cause de nos péchés, mais exerce ton grand amour envers notre misère, afin que, délaissant les ténèbres du péché, nous marchions au plein jour de la justice et que, revêtus des armes de lumière, nous passions notre vie à l’abri des séductions du Malin et qu’en toutes choses nous te glorifiions avec confiance, toi le seul Dieu véritable et ami des hommes, Seigneur et créateur de l’univers ; car c’est vraiment un grand mystère que la délivrance de tes créatures au temps fixé, puis leur réunion pour le repos éternel.

Pour toutes choses nous te rendons grâces, pour notre venue en ce monde et pour notre départ, qui, en vertu de ton infaillible promesse, fait naître en nous l’espérance de la résurrection et de la vie sans mélange dont nous souhaitons jouir lors de ta seconde et future parousie. Car tu es l’initiateur de notre résurrection, le juge intègre et bienveillant de tous les mortels trépassés, le Maître et Seigneur de la rétribution. C’est toi qui as voulu participer intimement à notre chair et notre sang, par un effet de ton extrême condescendance, à nos passions irréprochables, jusqu’à te soumettre volontairement à la tentation, en signe de l’amour dont tu nous aimes ; qui, après avoir subi toi-même la tentation, es devenu notre ferme soutien dans les épreuves et nous entraînes vers ton impassibilité.

Reçois donc, ô Maître, nos prières et nos supplications, accorde le repos à nos pères et mères, à nos frères et sœurs, nos enfants, nos parents et alliés, à toutes les âmes décédées avant nous, dans l’espérance de la résurrection et de la vie éternelle. Inscris leurs noms dans le livre de vie, place-les dans le sein d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, sur la terre des vivants, dans le royaume des cieux, dans le Paradis de délices, conduis-les dans tes saintes demeures, par le ministère de tes Anges lumineux, ressuscite leurs corps, au jour fixé par toi, selon tes saintes promesses, qui ne peuvent faillir. Car pour tes serviteurs, Seigneur, il n’y a point de mort : lorsque nous nous séparons de notre corps pour te rejoindre, ô notre Dieu, ce n’est qu’un passage du chagrin au bonheur, au repos, à la joie. Si nous avons péché contre toi, sois-nous propice, à nous comme à eux, car personne devant toi n’est exempt de souillure, quand même sa vie ne serait que d’un jour, sinon toi seul qui sur terre es apparu sans péché, Jésus Christ notre Seigneur, par qui nous espérons tous obtenir le pardon et la rémission de nos péchés.

C’est pourquoi, Dieu bon et ami des hommes, remets, pardonne, efface nos fautes volontaires et involontaires, manifestes et cachées, commises consciemment ou par ignorance, en action, en pensée, en parole, dans toute notre conduite et nos mouvements. À ceux qui nous ont précédés accorde la liberté, la rémission, à nous tous ici présents, ta divine bénédiction, à nous et à tout ton peuple, une fin paisible et heureuse ; ouvre-nous ton cœur plein d’amour pour les hommes au jour de ta redoutable et terrifiante Parousie, et rends-nous dignes de ton Royaume.

Il ajoute cette autre prière.

Dieu très-haut et plein de majesté, qui seul possèdes l’immortalité et qui habites une lumière inaccessible, avec sagesse tu as formé toute la création, séparant la lumière des ténèbres, plaçant le soleil pour présider au jour, la lune et les étoiles pour présider à la nuit ; et, malgré nos péchés, tu nous as permis de nous tenir en ce jour devant ta face, pour proclamer ton nom et t’offrir notre culte vespéral. Seigneur ami des hommes, dirige toi-même notre prière comme l’encens devant toi, et reçois-la comme un parfum d’agréable odeur. Accorde-nous une soirée et une nuit paisibles ; revêts-nous des armes de lumière, délivre-nous de toute frayeur nocturne et de toute intrigue menée dans les ténèbres ; et le sommeil que tu as accordé comme repos à notre faiblesse, rends-le pur de toute image diabolique. Oui, Seigneur et Maître de l’univers, dispensateur de tout bien, fais que, durant la nuit, pénétrés de componction sur notre couche, nous nous souvenions de ton saint nom et que, l’âme éclairée par la méditation de tes commandements, nous nous levions dans l’allégresse pour glorifier ta bonté et présenter à ta compassion nos prières et nos supplications pour nos propres péchés et pour ceux de tout le peuple, que nous te demandons de garder en ton amour, par les prières de la sainte Mère de Dieu.

Car tu es le repos de nos âmes et de nos corps, et nous te rendons gloire, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles Chœur : Amen.

On peut dire ensemble en inclinant la tête :

Seigneur notre Dieu, qui as incliné les cieux et qui es descendu pour le salut du genre humain, penche ton regard sur tes serviteurs et sur ton héritage. Car devant toi, Juge redoutable et ami des hommes, ils inclinent la tête et courbent la nuque, sans attendre le secours des hommes, mais comptant sur ta miséricorde et espérant ton salut. Garde-les en tout temps, ce soir et cette nuit, de tout ennemi, de toute action hostile du démon, des vaines réflexions et des pensées mauvaises.

Que la majesté de ton règne soit bénie et glorifiée, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Et l’on chante les stichères des apostiches.

Apostiches, ton 3

En ce jour les langues sont devenus / comme un signe manifeste pour tous : / car le peuple dont le Christ est sorti selon la chair / pour son manque de foi est déchu de la grâce de Dieu, / tandis que nous les Gentils, / nous avons hérité la divine clarté, / confirmés par les paroles des Apôtres du Christ / proclamant la gloire du Dieu et bienfaiteur de l’univers ; / inclinant avec eux notre cœur / et fléchissant les genoux, / fortifiés dans la foi par le saint Esprit, / devant le Sauveur de nos âmes nous venons nous prosterner.

Ô Dieu, crée en moi un cœur pur, / en mon sein renouvelle un esprit de droiture.

En ce jour l’Esprit consolateur / est répandu sur toute chair ; / par le chœur des Apôtres commençant, / il communique ensuite la grâce à tout croyant ; / il confirme la vérité de sa puissante venue / en donnant aux Disciples des langues de feu / pour la louange et la gloire de Dieu ; / et dans la lumière spirituelle qui éclaire nos cœurs, / fortifiés dans la foi par le saint Esprit, / nous implorons de lui pour nos âmes le salut.

Ne me rejette pas loin de ta face, / ne retire pas de moi ton Esprit saint.

En ce jour les Apôtres du Christ / sont revêtus de la force d’en-haut, / car le Paraclet consacre le temple de leur cœur, / inaugurant sa présence par la nouveauté mystique / d’une connaissance qu’en langues étrangères ils iront proclamer / pour nous apprendre à vénérer / en trois personnes l’unique Dieu, / l’éternel bienfaiteur de l’univers ; / à la lumière de leurs enseignements, / devant le Père prosternons-nous, / devant le Fils et l’Esprit saint, / en implorant de lui le salut pour nos âmes.

Gloire au Père … Maintenant, ton 8

Venez, tous les peuples, adorons / en trois personnes l’unique Dieu : / dans le Père, le Fils avec le saint Esprit ; / car le Père engendre le Fils hors du temps, / partageant même trône et même éternité, / et l’Esprit saint est dans le Père, glorifié avec le Fils : / une seule puissance, une seule divinité, / un seul être devant qui / nous tous, les fidèles, nous prosternons en disant : / Dieu saint qui as tout créé par le Fils / avec le concours du saint Esprit, / Dieu saint et fort par qui le Père nous fut révélé / et par qui le saint Esprit en ce monde est venu ; / Dieu saint et immortel, Esprit consolateur / qui procèdes du Père et reposes dans le Fils, / Trinité sainte, gloire à toi.

 

Congé : Que celui qui, sorti du sein paternel, s’est lui-même anéanti, assumant notre humanité tout entière pour la diviniser, puis, remontant vers le ciel, s’est assis à la droite de Dieu le Père et envoya l’Esprit divin, saint et consubstantiel, égal en puissance, en gloire, en éternité, sur ses Disciples et Apôtres ; qui, par l’Esprit, les illumina eux-mêmes et, par eux, le monde entier : le Christ notre vrai Dieu, par l’intercession de sa Mère toute pure et immaculée, des saints, glorieux et illustres Apôtres, hérauts de la divinité et porteurs de l’Esprit, ainsi que de tous les Saints, ait pitié de nous et nous sauve, lui qui est bon et qui aime les hommes.

 

 

 

 

 

 

LUNDI DU SAINT-ESPRIT (1 juin)

 

* On dit la prière Roi céleste au début de tous les offices jusqu’aux prochaines pâques.

LE LUNDI DE PENTECÔTE À MATINES

Après Le Seigneur est Dieu, Tropaire de Pentecôte, ton 8 (voir page ).

Cathisme I, ton 4

En cette fête d’achèvement, / fidèles, célébrons joyeusement / la Pentecôte, où s’accomplit / la promesse du Christ, / car en ce jour le feu du Paraclet / sous forme de langues sur terre descend / et les Disciples illuminés / sont initiés aux mystères du ciel : / voici la lumière du Paraclet brillant sur l’univers.

Cathisme II, ton 4

La source de l’Esprit est descendue / sur les hommes en fleuve de feu, / sur les Apôtres illuminés, / en rosée spirituelle ; / elle leur fut une nuée distillant le feu, / une flamme de lumière et de fraîcheur ; / en eux la grâce nous fut donnée / par le feu et par l’eau : / voici la lumière du Paraclet brillant sur l’univers.

Psaume 50.

Kondakion, ton 8

Ayant confondu les langues de l’univers, / le Seigneur du haut des cieux dispersa les nations ; / mais en partageant les langues de feu / il invite tous les hommes à l’unité, / et tous ensemble nous glorifions le très-saint Esprit.

Ikos

Accorde à tes serviteurs, ô Jésus, un prompt et ferme réconfort, / dans la tristesse où se trouvent nos esprits ; / n’abandonne pas nos âmes dans l’affliction, / ne t’éloigne pas de nos cœurs éprouvés, mais sans cesse préviens-nous. / Viens tout près de nous, Seigneur partout présent ; / à ceux qui t’aiment demeure uni, dans ta bonté, / comme à tes Apôtres tu le fus en tout temps ; / afin qu’unis à toi nous puissions chanter / et glorifier ton Esprit très-saint.

Synaxaire

Ce jour, Lundi de Pentecôte, nous fêtons l’Esprit très-saint, vivifiant et tout-puissant, l’Un de la Trinité, Dieu partageant même honneur, même substance et même gloire avec le Père et le Fils.

À l’Esprit du Seigneur tout souffle rende gloire :
Sur les esprits mauvais il remporte victoire.

Le jour de la Pentecôte, l’Esprit lui-même descendit sur les saints Apôtres sous forme de langues de feu et reposa sur chacun d’eux, dans la chambre haute, où ils demeuraient. En l’honneur de l’Esprit saint, les Pères décidèrent de le fêter séparément à l’occasion de la Pentecôte, eux qui ont tout disposé pour le mieux. Car le Sauveur avait promis, avant sa Passion, la venue du Paraclet en disant : «Il vaut mieux que je m’en aille ; car si je ne m’en vais pas, le Paraclet ne viendra pas à vous.» Et aussi : «Lorsqu’il viendra, il vous instruira et il vous conduira vers la vérité tout entière.» Et encore : «Je prierai le Père, et il vous enverra un autre Paraclet, l’Esprit de vérité, qui procède du Père.» Et de nouveau : «Vous, demeurez à Jérusalem, jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une force d’en haut» Et, l’ayant promis, il l’envoya.

Ils y restèrent donc, et lorsqu’arriva le jour de la Pentecôte, vers la troisième heure, soudain un coup de tonnerre se fit entendre dans la chambre haute, comme pour parcourir l’ensemble de l’univers. Et, sous forme de langues de feu, l’Esprit saint se fit voir sur chacun d’eux, non seulement sur les Douze, mais également sur les Soixante-dix, et ils parlaient en langues étrangères, c’est-à-dire que chaque Apôtre parlait toutes les langues des nations. Non seulement les étrangers entendaient leur propre langue quand les Apôtres parlaient, mais les Apôtres comprenaient et parlaient la langue de chacun. Ceux qui étaient rassemblés pensaient que les Apôtres avaient bu. Ne sachant pas comment les Apôtres pouvaient parler à tous en particulier, ils mettaient cela sur le compte de l’ivresse. Certains s’étonnaient pourtant et disaient : «Que signifie cela ?» Car ils étaient rassemblés de tous les points de la terre pour la fête : Parthes, Mèdes et Élamites, ceux qui naguère avaient été emmenés en captivité par Antiochus.

C’est seulement dix jours après l’Ascension que descendit l’Esprit saint, et non tout de suite après, afin de rendre plus fervents les Disciples qui l’attendaient. Certains disent que chaque jour un des ordres angéliques s’avançait pour se prosterner devant cette chair divinisée. Les neufs jours étant accomplis et la réconciliation ayant eu lieu grâce au Fils, le Paraclet descendit le dixième jour. Et, en souvenir de l’ancienne Loi, ce fut le cinquantième jour après Pâques, puisqu’Israël avait reçu le Décalogue cinquante jours après le passage de la mer Rouge. Observez le parallélisme : à la montagne correspond la chambre haute, au feu les langues enflammées, au tonnerre et à la nuée le souffle violent.

C’est sous la forme de langues que descendit l’Esprit saint, ce qui montre qu’il est en rapport avec le Verbe de vie ; ou que les Apôtres devaient enseigner et conduire les peuples grâce à leur langue. Des langues de feu, parce que Dieu est un feu dévorant, et aussi en vue de la purification. Des langues divisées, en vue des dons à partager. Et de même que jadis il divisa en plusieurs peuples et confondit ceux qui ne connaissaient qu’une seule langue, ainsi maintenant, ceux qui n’avaient qu’une seule langue, il les a diversifiés, de sorte qu’ils puissent réunir ceux qui, à cause de ces langues, s’étaient dispersés aux confins de la terre. Cela s’est produit durant la fête afin que, grâce à l’affluence, la nouvelle se répandît partout ; et que ceux qui étaient venus pour la Pâque et avaient vu ce qui était arrivé au Christ, eussent de quoi s’émerveiller. Cela s’est produit à Pentecôte parce qu’il fallait qu’en ce temps où la Loi avait été donnée jadis, en ce jour aussi fût répandue la grâce de l’Esprit, de même que le Christ avait choisi la Pâque de la Loi pour accomplir sa propre Pâque, la Pâque véritable.

Ce n’est pas sur la bouche que reposa l’Esprit, mais sur la tête des Apôtres, sur la partie importante et dominante du corps, sur l’intelligence même, dont la langue tient son pouvoir de parler. Ou bien, parce que d’une certaine manière l’Esprit émet son appel par la langue, lorsqu’en la faisant reposer sur la tête des Apôtres il les ordonne docteurs du monde entier. Car l’imposition des mains se fait sur le chef. Le bruit et le feu, c’est parce qu’il en fut ainsi au Sinaï, comme pour montrer que c’est le même Esprit qui donne la Loi, jadis et maintenant, que c’est lui qui règle tout. La foule est bouleversée par le souffle bruyant : les gens pensèrent qu’allait s’accomplir tout ce que le Christ avait annoncé aux Juifs au sujet de leur fin. Et s’il est question du feu, c’est afin que personne, sous cette apparence, ne prête au saint Esprit quoi que ce soit de corporel.

Les Apôtres sont accusés d’ivresse, mais Pierre se lève et parle au milieu de la foule : il réfute l’assertion comme non fondée, citant dans son discours la prophétie de Joël, et il en convertit trois mille.

L’Esprit saint est appelé Paraclet, parce qu’il est capable de consoler, de réconforter. Nous l’avons reçu à la place du Christ, c’est grâce à lui que nous le possédons. Et aussi parce qu’il intercède pour nous, par des cris ineffables à l’adresse de Dieu ; il est notre protecteur bienveillant, exactement comme le Christ. Celui-ci est notre Intercesseur, et c’est pourquoi l’Esprit saint est appelé l’autre Intercesseur. L’Apôtre dit en effet : «Nous avons en Jésus un intercesseur auprès de Dieu.» Si l’on parle de l’autre, cela veut dire qu’il est consubstantiel. L’un et l’autre, cela signifie consubstantialité, identité de nature. Si l’on dit : autre, on pense à des natures différentes. L’Esprit saint dont nous parlons est totalement dans le Père et dans le Fils. Il collabore à toute l’œuvre créatrice, y compris à la résurrection future. Tout ce qu’il veut, il le fait : il sanctifie, met à part, renouvelle, envoie, instruit, oint les prophètes ; pour tout dire en quelques mots, il est indépendant, tout-puissant, bon, droit, souverain. Par lui vient toute sagesse, toute vie, tout mouvement, toute participation à la sainteté, toute vivification ; bref, il a tout ce qu’a le Père ou ce qu’a le Fils, excepté le fait d’être inengendré ou engendré, lui qui procède du Père.

Dès lors que l’Esprit est répandu sur toute chair, le monde est rempli de toutes sortes de dons. Par lui toutes les nations sont amenées à la connaissance de Dieu, par lui sont bannies toute langueur et toute maladie. Par trois fois, l’Esprit saint fut donné aux Disciples : avant la Passion, de manière plus discrète, après la Résurrection, de façon plus manifeste, par le souffle ; et à présent, il l’envoie réellement. Ou plutôt il le fait descendre pour les illuminer de façon plus parfaite, les sanctifier et par eux se réconcilier l’ensemble de l’univers, grâce à la venue de l’Esprit saint.

Par les prières de tes Apôtres, Christ notre Dieu, aie pitié de nous. Amen.

Exapostilaire, ton 3

Esprit très-saint qui procèdes du Père / et par le Fils es venu / sur les Disciples illettrés, / sauve et sanctifie tous ceux qui te reconnaissent comme Dieu. (2 fois)

Lumière est le Père, lumière le Verbe, / lumière aussi le saint Esprit / envoyé sur les Apôtres / sous la forme de langues de feu / et par lui le monde entier reçoit / la clarté au baptême / pour adorer la sainte Trinité.

Prokimen Ps 27,9,1.

Sauve, Seigneur, ton peuple, bénis ton héritage.

Sauve, Seigneur, ton peuple, bénis ton héritage.

Seigneur, c’est toi que j’appelle ! Mon Dieu, ne reste pas sans me répondre.

Sauve, Seigneur, ton peuple, bénis ton héritage.

Sauve, Seigneur, ton peuple, * bénis ton héritage.

Ephesiens 5, 8b-19

08 Frères, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière –

09 or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –

10 et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur.

11 Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt.

12 Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler.

13 Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière,

14 et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.

15 Prenez bien garde à votre conduite : ne vivez pas comme des fous, mais comme des sages.

16 Tirez parti du temps présent, car nous traversons des jours mauvais.

17 Ne soyez donc pas insensés, mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur.

18 Ne vous enivrez pas de vin, car il porte à l’inconduite ; soyez plutôt remplis de l’Esprit Saint.

19 Dites entre vous des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez le Seigneur et célébrez-le de tout votre cœur.

Alliluia Alliluia Alliluia Ps 50, 3-13
Alliluia Alliluia Alliluia

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Alliluia Alliluia Alliluia

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.
Alliluia Alliluia Alliluia

St Evangile selon Matthieu

10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

12 Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?

13 Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

14 Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.

15 Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

16 S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain.

18 Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.

19 Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.

20 En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

Laudes, ton 2

Par les Prophètes, Sauveur, / tu nous annonças la voie du salut, / en tes Apôtres a brillé / la grâce de ton Esprit, / car avant les siècles tu es Dieu / et le demeures après eux : / pour les siècles tu es notre Dieu. (2 fois)

Sauveur du monde, en tes parvis / je veux te chanter et fléchir le genou, / devant ton invincible puissance me prosternant, / le soir, le matin et à midi, / et en tout temps je te bénirai, Seigneur.

Seigneur, en tes parvis / nous les fidèles, fléchissant / les genoux de nos âmes et de nos corps, / nous te chantons, Père éternel, / avec ton Fils coéternel / et ton Esprit très-saint / qui, partageant la même éternité, / éclaire nos âmes et les sanctifie.

Gloire au Père… Maintenant, ton 8

Les langues jadis confondues / à cause de l’audace des bâtisseurs, / maintenant sont remplies de sagesse par la glorieuse connaissance de Dieu ; / jadis le Seigneur condamna / pour leur péché les impies, / maintenant le Christ illumine par l’Esprit les pêcheurs ; / jadis en châtiment fut opérée / la division entre les langues : / entre elles maintenant se renouvelle l’harmonie / pour le salut de nos âmes.

Louange de la Grande Doxologie

Gloire à toi qui nous as montré la lumière.

Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre,
bienveillance parmi les hommes.
Nous te chantons, nous te bénissons, nous t’adorons,
nous te glorifions, nous te rendons grâce pour ta grande gloire.
Seigneur, Roi céleste, Dieu et Père tout-puissant ;
Seigneur, Fils unique, Jésus Christ, et Saint-Esprit ;
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père,
Toi qui ôtes le péché du monde, aie pitié de nous ;
Toi qui ôtes les péchés monde, reçois notre prière ;
Toi qui sièges à la droite du Père, aie pitié de nous.
Car tu es le seul Saint, le seul Seigneur,
Jésus Christ, à la gloire de Dieu le Père. Amen.

Chaque jour je te bénirai et louerai ton Nom dans les siècles des siècles.
Daigne, Seigneur, nous garder ce jour sans péché.
Tu es béni, Seigneur, Dieu de nos pères,
et ton Nom est loué et glorifié dans les siècles. Amen.

Que ta miséricorde, Seigneur, soit sur nous,
comme nous avons espéré en toi.
Tu es béni, Seigneur, enseigne-moi tes jugements. (3 fois)

Seigneur, tu as été pour nous un refuge d’âge en âge.
J’ai dit Seigneur, aie pitié de moi,
guéris mon âme, car j’ai péché contre toi.
Seigneur, je me suis réfugié auprès de toi,
enseigne-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu.
Car auprès de toi est la source de la vie,
dans ta lumière nous verrons la lumière.
Étends ta miséricorde sur ceux qui te connaissent.

Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit,
et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Saint Immortel, aie pitié de nous.
Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous.

Tropaire, ton 8

Béni sois-tu, ô Christ notre Dieu, / toi qui fis descendre sur tes Apôtres le saint Esprit, / transformant par ta sagesse de simples pêcheurs / en pêcheurs d’hommes dont les filets prendront le monde entier. / Seigneur ami des hommes, gloire à toi.

Prière du matin à réciter ensemble la tête inclinée:
Seigneur très-saint, toi qui habites les hauteurs, et te penches vers ce qui est humble ; de ton regard partout présent, tu veilles sur toute créature. Nous nous inclinons, âme et corps, devant toi, et nous t’implorons : ô Saint des saints, de ta sainte demeure, étends ta main que nul ne peut voir, et donne à tous ta bénédiction. Et tous les péchés que nous avons commis de plein gré ou sans le vouloir, pardonne-les-nous, en ta bonté et ton amour des hommes, et accorde-nous tes biens terrestres et célestes. Car il t’appartient de nous faire miséricorde et de nous sauver, ô Christ notre Dieu, et nous te rendons gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Pour finir :

Par les prières de nos saints Pères, Seigneur Jésus Christ, notre Dieu, aie pitié de nous.

Bonne fête !

P.Emmanuel