Triomphe de l’Orthodoxie 17 février 2013

Jean 1, 43 – 51

La plupart des dimanches du Carême proposent à notre méditation et à notre prière deux thèmes : le premier propre au temps liturgique que vit le peuple de Dieu et le second en lien avec le développement historique de l’Eglise. Ce premier dimanche du Carême célèbre le Triomphe de l’Orthodoxie. En effet, après une longue période de lutte et de persécution souvent sanglante au cours des 8ème et 9ème siècles où des chrétiens hérétiques interdisaient le culte des icônes et traquaient ceux qui les vénéraient, une paix définitive s’établit enfin dans le monde chrétien. Or, pour la plus grande joie du peuple chrétien, en l’an 843, le concile de Constantinople reconnaissait légitime le culte des icônes et leur vénération. Cela se passait le 1er dimanche du grand carême et ce concile décida que désormais chaque année, en ce dimanche on fêterait ce triomphe de l’Orthodoxie. Les iconoclastes, se référant aux prescriptions de la loi transmise à Moïse, interdisaient toute représentation divine comme sacrilège. Très tôt les chrétiens, considérant l’Incarnation du Fils de Dieu pensèrent qu’elle permettait non seulement l’écriture d’icônes du Seigneur et des saints mais aussi leur vénération, ce que les pères du saint concile affirmèrent solennellement. Ainsi la vénération portée à une icône s’adresse à celui ou celle qu’elle représente et à travers elle ou lui à Dieu lui-même, et certainement pas à la planche ce qui, en vérité serait de l’idolâtrie !

L’icône est présence mystérieuse mais réelle du Seigneur, de la Mère de Dieu ou des saints qu’elle représente, avec qui celui qui la vénère entre “en communion”. Elles sont en quelque sorte le réceptacle et le témoignage des joies et des peines, des angoisses et des souffrances mais aussi de l’espérance indéfectible du peuple chrétien, pauvres et riches, saints et pécheurs, tous enfants d’un même Père, notre Dieu qui est bon et qui aime les hommes. L’icône, c’est en quelque sorte, et d’une façon toute particulière, l’accomplissement de cette parole de Jésus rapportée par Saint Jean : “Vous verrez le ciel ouvert …”
Demandons au Seigneur un cœur d’enfant car c’est aux tout petits et à ceux qui leur ressemblent que le Père révèle les mystères du Royaume et parmi ceux-ci, sans aucun doute, celui de l’icône!

AMIN !