28ème dimanche après la Pentecôte – 1er décembre 2013

de la 11ème semaine après la Croix
L’aveugle de Jéricho

Luc  18,  35 – 43

L’aveugle : L’insistance de la prière et son indétermination. Tradition de la « prière de Jésus » qui en Orient trouve là son fondement, sa source. Cette invocation, indéfiniment répétée, comme la respiration, sur le rythme de la respiration nous met dans la vérité de notre condition de créature, d’indigents.

Les témoins : Ils sont agacés par les cris, pas d’abord sensibles à l’infirmité de l’aveugle. « Il nous casse les oreilles ».
C’est Jésus qui prend l’initiative de d’appeler l’aveugle: réaction contre l’égoïsme des passants.
Sa question: étonnante, presque blessante pour l’infime: est-ce que Jésus ne saisit pas ?

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Mais c’est une leçon ou plutôt une lumière pour nous : que nous reconnaissions notre infirmité et que nous la nommions
Confiance et foi dans sa demande de la part de l’aveugle: Seigneur, que je retrouve la vue !

Jésus s’adresse à lui : Retrouve la vue, ta foi t’a sauvé. Sans la foi, Jésus a les mains liées – à Nazareth, il ne put pas faire beaucoup de miracles, à cause de leur manque de foi ( Mt 13, 58).

Il recouvra la vue et il suivait Jésus sur le chemin. Tout est redevenu possible.

Dans notre confession personnelle, nous sommes appelées à nommer notre péché : pas besoin d’en énumérer beaucoup ; ce qui nous caractérise, ce qui nous distingue un peu.

Et à partir de cette scène de l’évangile, nous pouvons nous demander peut-être en quoi suis-je aveugle ? En quoi consiste ma cécité, mon aveuglement.

– Je ne vois pas les merveilles de Dieu dans ma vie de chaque jour.
– Je ne vois pas ce qui est vraiment gauchi, déformé dans ma vie ; ou encore, je regarde à côté de l’essentiel, je prends les détails pour l’essentiel et les grandes choses pour négligeables
 
– J’ai un regard déformé sur mon prochain : des verres grossissants sur leurs défauts, leurs manquements ; des verres rapetissants sur ce qu’ils ont de bien, ce qu’ils font de bon.
Après cet exercice de vérité sur ma condition de pécheur, je me tourne avec foi vers mon Seigneur ; il me relève et j’accepte de grand cœur de continuer à le suivre sur le chemin, les yeux mieux ouverts à ses merveilles. Oui, Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, sois loué et aie pitié du pécheur que je suis !