25ème dimanche après la Pentecôte – 10 novembre 2013

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de la 8ème semaine après la Croix
” Maître, que dois-je faire pour avoir en partage la vie éternelle ? “

Luc 10, 25 – 37

Il est quelque peu fier de lui, de son savoir, de sa vertu ce légiste qui s’en vient trouver Jésus. Il est sur de son fait, il va donner une bonne leçon à ce prophète qui rassemble les foules par son enseignement – donné avec autorité, non pas comme ces docteurs de la Loi qui disent et ne font pas, qui chargent les épaules des gens simples de lourds fardeaux qu’eux-mêmes ne portent pas. Alors quelle satisfaction pour lui et les siens s’il pouvait embarrasser Jésus par ses questions, le prendre en défaut afin de le condamner. Mais est pris qui croyait prendre !

” Maître, que dois-je faire pour avoir en partage la vie éternelle ? ” Jésus le renvoie à la source de son savoir – dont il est si fier, la Loi ! Que dit-elle ? Le légiste est pris à son propre piège mais il ne s’avoue pas pour autant vaincu. Aimer Dieu, aimer son prochain comme soi-même, la réponse est bonne ! Mais qui est son prochain ? La chausse-trappe est encore possible. Nous avons alors le récit de cette étonnante et décapante parabole du Bon Samaritain. Si elle est une réponse imagée pour le légiste, elle est un enseignement très fort pour chacun de nous. De ce pauvre voyageur agressé, molesté et dépouillé par des brigands, qui s’est montré réellement son prochain, qui s’est montré proche de lui, fraternel en manifestant une compassion active ? Hélas, ce ne sont ni le prêtre ni le lévite – s’abritant derrière la Loi pour ne pas agir, mais un étranger, un homme méprisé et haï par les juifs, un samaritain ! Et quel dévouement, quelle charité envers cet inconnu qui non seulement pend le temps de s’arrêter au bord du chemin, de bander soigneusement les plaies du blessé, de le conduire à l’hôtellerie et de le confier – à ses frais – aux bons soins de l’aubergiste! Lui, un étranger ne compte ni son temps ni son argent, nous faisant ainsi découvrir le sens du mot ” prochain “. Et ce n’est pas au seul légiste que Jésus donne ce conseil indiscutable “Va et fais de même” mais bien à chacun de nous.

Jour après jour, parole après parole, miracle après miracle – exprimant sa compassion pour toute souffrance, Jésus s’efforce de changer notre coeur de pierre en un coeur de chair, tentant de nous faire découvrir – pour que nous en vivions, cette vérité essentielle que seul l’amour compte. N’est-ce pas sur lui que nous serons jugés au dernier jour ! Demandons à Jésus de le voir en chacun de ces blessés laissés sur le bord du chemin, de ces Lazare gisant au seuil de nos portes et de savoir leur donner un verre d’eau ou de les secourir avec tendresse. Nous comprendrons alors au dernier jour que c’est réellement lui que nous avons croisé et aimé au hasard de ces rencontres.