4ème dimanche après la Pentecôte – 16 juin 2013

“Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit; mais dis seulement une parole, et mon serviteur sera guéri.”

Matthieu 8, 5–13

Jésus descend de la montagne où il a longuement enseigné les foules avides de l’écouter et qui maintenant le suivent. Il se dirige vers Capharnaüm. Chemin faisant, il guérit un lépreux, lui demandant de rester discret sur sa guérison et de suivre simplement les prescriptions de la Loi prévues en de telles circonstances. Jésus ne veut pas de publicité tapageuse ! Alors qu’il vient d’entrer dans la ville, se présente un centurion. N’oublions pas que c’est un représentant de l’occupant, un romain et donc un païen! Et pourtant il aborde Jésus dans l’espoir d’obtenir de lui une guérison, non pour lui-même mais – chose incroyable pour son serviteur ” atteint de paralysie et souffrant atrocement “, comme le souligne l’évangéliste Matthieu.

Le dialogue qui s’engage entre lui et Jésus est des plus étonnants et édifiera le Seigneur lui-même à tel point qu’il proclamera – certainement au grand dam des nombreux juifs présents ” chez personne je n’ai trouvé pareille foi en Israël. Ce qui a subjugué le Seigneur, c’est certes la foi illimitée du centurion mais surtout l’incroyable humilité qui l’accompagne et sans doute en est le fondement. ” Je ne mérite pas que tu rentres sous mon toit ; mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.”

Par ce miracle accordé à un étranger, à un gentil – et qui plus est, à un représentant de l’oppresseur romain, Jésus signifie que la Bonne nouvelle du salut concerne toutes les nations et non pas le seul peuple juif dont les élites religieuses se montrent si peu accueillantes au Fils de l’homme. Les invités au repas des noces se sont dérobés, évoquant de fausses bonnes raisons ; alors les invitations ont été lancées au tout venant, à la foule de ces petits, trop souvent rejetés, voire même méprisés par ” les gens biens “, eux qui s’estiment les héritiers naturels du royaume. Ils n’ont pas compris que ” les pécheurs et les prostituées les précéderont.

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L’avons- nous saisi pour nous mêmes ? Entendons Jésus nous affirmer qu’il est venu d’abord pour les malades et pour les pécheurs pour ceux qui attendent de lui guérison et salut! Si nous sommes de ceux-là, réjouissons-nous, nous serons comblés ! Dans le cas contraire, demandons-lui instamment un coeur de pauvre. Alors tout deviendra possible !